‹ Correspondance du comte de Serre (1796-1824) (volume 3)Chapitre 86 sur 247 · M. de Serre à M. Germeau · texte numérisé non relu

M. de Serre à M. Germeau

Nice, 15 mars 1820.

Je reçois, monsieur, vos lettres des 6 et 8 et vous ^n remercie. Tous les détails qui me mettent au

'îopreurs de la dévastation, nous aurions souffert les outrages ^'^ommes que, pendant trente ans, nous avions vus dans l'humiliation et dans l'ignominie? (Les plus violents murmures s'ëlèvent ^ droite.)

M. DE GoRDAY,5e levant et descendant de la droite. Vous êtes un ixisolent. (Le même mouvement ëclate dans toutes les autres parties ^e la salle.)

M. LE PRÉSIDENT. Je rappelle à Tordre et au respect qu'il doit à ^ Ohambre le membre qui s'est permis l'emploi d'une telle ex- Pï'ession. (Moniteur de 1820, p. 336.)

Le gënëral Foy continua son discours sans répondre à M. de ^«>ï'<iay.

*-«e lendemain, MM. Foy et de Corday, assistés de quatre te'- "^cnns, se rencontrèrent au bois de Romainville. Le gënëral, favo- ^^^ par le sort, tira en l'air ; son adversaire en fit autant. Puis ils se l'approchèrent l'un de l'autre, s'expliquèrent franchement et se ^^ïiiiérent la main. — Voyez les Discours du général Foy, t. I®*", P* ^1, et V Histoire du gouvernement parlementaire, par M. de ^^xiranne, t. V, p. hhfl.

courant de la situation à Paris et dans les départements me sont très-précieux. Je vous prie toujours de me les continuer.

Les derniers froids m'ont été contraires; j'espère n'en plus trouver à mon arrivée à Paris. Ma famille ici se porte bien.

Au revoir, monsieur. Croyez à ma considération et à mon attachement.

H. DE Serre.

M"™"" de Serre vous remercie de vos lettres et vous fait tous ses compliments.

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