IV. lA
la votât encore, et même le budget, sûr qu'il était de son fait. La Chambre, sans force après ces votes, et MM. de Villèle et Corbière sans appui, on leur a dit : Faites un ministère où personne des anciens ministres n'entrera. Ils ont répondu qu'ils voulaient M. le duc de Richelieu, M. de Serre et M. Roy. Cette proposition rejetée, on leur a signifié qu'il fallait se séparer*. Bourrienne ajoute que MM. de Villèle et Corbière ont eu grand tort de ne pas prendre au mot sur leur ministère. Je l'ai laissé dire.
11 n'y a point eu de Conseil aujourd'hui.
Les Turcs se sont adoucis à Smyrne et les Francs
y sont rentrés. Notre petite marine fait merveilles
dans ce Levant*.
Mille tendresses.
* « Bientôt les royalistes, incomplëtement rassures sur les dispositions de Louis XVIII et sur la marche du ministère, trop in-* certaine pour leur inspirer une confiance absolue, crurent devoir limiter aux trois premiers mois de la session suivante la concession de la censure. Ils demandaient comme garantie de la politique du gouvernement que MM. de Villéle et Corbière eussent chacun un portefeuille et que celui de la Guerre, que l'ëtat de santë de M. de Latour-Maubourg ne lui permettait plus de conserver, fût confie au duc de Bellune. Les conférences à ce sujet avec M. le duc de Richelieu et M. de Serre n'ayant pu aboutir à un résultat satisfaisant, MM. de Villéle et Corbière firent leurs préparatifs de départ pour quitter Paris immédiatement après la clôture de la session. » {Notice historique sur le comte de ViUèky par le comte de Neuville, p. 6h, Paris, 1855.)
^ Sur les causes et le début de l'insurrection des Grecs, consultez Yflistoire de la Restauration, par M. de Viel-Castel, t. IXy p. 50/i et suivantes.