AD MINISTRE DE LA GUERRE
Erfuri, 35 janyier 1809.
Monseigneur, j'ai reçu la lettre de Votre Excellence du 20, »ar laquelle vous me faites connattre que Sa Majesté désap-
ae ce soit, il ne doit rien laisser passer sur le territoire de Bayreuth ; que ette notification est faite par courrier à Vienne. » {Correspondance de Napo' 'on, t. XVIII, p. 202.)
prouve la fixation de la ration de viande à dix onces pour les troupes de Tarmëe du Rhin, comme étant contraire aux règlements qui ne la portent qu'à huit onces. Je sens combien il j a d'inconvénient à donner aux troupes au delà de ce que leur accordent les règlements; c'est les gâter' et ajouter aux dépenses de l'État. A dater du 1*' février, les troupes ne recevront que huit onces.
J'observe à Votre Excellence que ce qui m'avait déterminé, c'est la circonstance où je me suis trouvé au moment où Sa Majesté m'a confié le commandement de l'armée du Rhin; la majeure partie des troupes recevaient alors quatorze onces de viande, une double ration d'eau-de-vie, et même quelquesunes une indemnité en argent.
J'ai cru utile de les ramener successivement à la disposition du règlement, d'autant plus que les deux onces accordées au delà de ce qu'il prescrit, étaient à la charge du pays et nullement à celle du gouvernement.