‹ Correspondance du maréchal de Vivonne relative à l'expédition de MessineChapitre 126 sur 171 · DXXIV · texte numérisé non relu

DXXIV

OnnilK l)K liATAU.I.K UfK LES VAISSEAUX DU ROI TlKNDIKtNT EN ENTIIANT DANS LE PORT DE SYRACUSE.

(Minute : Bibl. nat., Fr. 8033, fol. 188; Ms. de Polignac, année 1671, a" 154.)

Les vaisseaux du roi, ci dessus nommés-, étant entrés dans le port de Syracuse, remorqués chacun parles galères, suivant qu'il est marqué ci devant^, auront soin de se faire approcher de la porte de la Marine de la dite ville de Syracuse le plus i)rès qu'il se pourra, sans courir ris(|ue de loucher, afin de pou-

ou à voile latine lui fût laissé, conformément aux usages français et en considération do ses services et de son zèle (Minute : Bibl. nat., I"r. 80.53, fol. 18'»; Ms. de Polignac, annic 1077, n° 147).

1. Vivonne i-nvoya en même temps à La Brossardière l'ordre de partir avec Imilcs les galères pour Taorniina (Minute : Bibl. nat., Fr. 8033, fol. 193; Ms. de Polignac, anm'e 1077, n" 151).

2. Le Sage, le Grand, le l'ompcu.r, le Sceptre, le Saint- Mic/icl, VAgréable, ['Aimable, le Vcrinandois, le Fortuné et le Vaillant.

3. Ordre de bataille des vaisseaux et galères pour entrer dans Svracuse (Ms. de Polignac, année 1077, a"' 152 et 153, et Bilil. liai., Fr. So:}.!, fol. 187).

voir battre avec le canon la muraille de la dite ville qui rogne depuis la dite porte jusqu'à l'église des Jésuites, laquelle muraille n'étant point terre pleinée chacun travaillera à faire pointer sur la dite muraille pour y faire brèche et après cela faire la descente des troupes de la Marine et y pouvoir entrer l'épée à la main.

Le vaisseau le Sage, commandé par M. le marquis de Langeron, étant entré le premier, se rangera pour mouiller de la manière qu'il est dit ci dessus, un peu plus avant dans le fond du port, au delà de la porte, afin de laisser place aux gros vaisseaux qui le suivent de pouvoir mouiller vis à vis du milieu de la dite muraille, et qu'avec leur grosse artillerie ils puissent plus tôt faire la dite brèche. Lors que le dit marquis de Langeron voudra laisser tomber son ancre, il observera de faire hisser au haut de son mât d'artimon un pavillon rouge, afin que les vaisseaux qui le suivent, étant avertis par ce moyen qu'il veut mouiller, puissent faire la même chose dans les distances convenables pour l'exécution ci dessus et en telle manière qu'il reste entre chaque vaisseau assez d'espace pour placer une ou deux galères suivant cju'il leur en est ordonné, et que les dites galères puissent tirer sans incommoder les feux des dits navires et être incommodées de leurs canons.

Celui qui suivra le dit vaisseau le Sage hissera un pareil pavillon rouge au màt d'artimon et, mouillant pour avertir le vaisseau qui le suivra de sa manœuvre et ainsi chacun en mouillant faisant la même chose, le mouillage se fera dans le bon ordre et sans confusion. Tout le mouillage étant fini, on ôtera le dit pavillon rouire mis au haut du màt d'artimon.

Nous n'avertissons point ici Messieurs les capitaines de [)n|):irer, pendant la nuit (jui précédera l'entrée dans le dit port, les croupiats* et les autres choses nécessaires pour mouiller de la manière <|ue l'on fit à Palerme, parce (|u'i-tiuit tous très bons manouvriers nous avons cru n'en devoir parler que de cotte manière seulement.

Il sera fait un bande dans chaque vaisseau et galère en se préparant à l'entreprise par lequel il sera défendu sur peine de la vie à aucun soldat ou matelot de s'écarter ni de piller étant à terre.

Et le même bande ordonnera aux officiers et aux sergents de tuer sur le champ sans pitié tous ceux qu'ils trouveront écartés ou pillant.

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