CCCXXXII
COSTEBELUE AU DUC DE VlVOîfNE.
[Au fort du Crucifix,] 26 octobre 1676. Costebelle, commandant du fort le Crucifix, donne des nou-
retourner, quelques instances et quelques promesses qui leur aient été faites par notre vice-roi.
a La nuit du 4 de ce mois, les vaisseaux hollandois parurent de ce port pour retourner en Hollande. Leur commandant devoit, à trente milles d'ici, ouvrir une dépêche qu'on lui avoil apportée de la part des Étals j^énéraux dos Provinces unies. » (Gazette, ÎVaples, 11 et 18 octobre 1676).
ti CORRESPONDANCE [1G76]
velles (les ennemis et demande des munitions. — (Ms. de Polignac, année 1616, n" 112.)
Monseigneur,
Nonobstant ma jambe en compote, je fus avant la nuit au fort où je trouvai Giuseppe Marchesc avec son monde*, disant que les jurais de Savoca ont envoyé demander du secours à Brancamonte et nonobstant, Monseigneur, la parole qu'ils vous donnèrent, ne laissèrent pas de tirer sur les Messinois et quelques François qui sont restés derrière le tort. Quoiqu'à l'heure le Crucifix ait plusieurs endroits par où l'on peut monter, la plupart n'étant fermés (|ue de pierre sèche, nonobstant tout cela je vous en rendrai bon compte. Je vous prie, Monseigneur, que j'aie au plus tôt de toutes munitions pour que j'y puisse bien faire si l'on me fait l'honneur de venir. Il n'y a pas grand pain en tout le village-. J'ai pris du sieur Marchese du biscuit pour aujourd'hui. Il n'y a aucun corps de garde pour mettre le soldat à couvert et l'endroit est fort froid. Des deux poiles (|ui y sont, l'une est fermée de pierre sèche et celle du village n'a pas de porte de bois.
M. de Gallodoro vous écrit. Monseigneur, touchant (|uel(|ue village qui est venu se soumettre. Je ferai uii état que j'aurai l'honneur de vous envoyer, vous priant de me croire avec un profond respect...
1. Le fort du (Crucifix, sur le cap Santo Alessio, occupé par trois cents paysans, s'était rendu à Vivonne le 23 octobre. Il défendait le village de t'orza. « Quoiqu'il soit très bon et qu'il fût bien muni, le gouverneur eut l'honnêteté de le rendre » (Lettre de d'Argone citée par Jal, op. cit., t. 11, p. 263.)