‹ Correspondance entre George et Gustave FlaubertChapitre 28 sur 63 · XCII · texte numérisé non relu

XCII

Les alcyons patinent sur l'eau, et sont communs partout. Le nom est joli et assez connu.

Je t'embrasse.

Ton troubadour.

Paris, vendredi soir, -.'8 août ou 4 septembre 18C8.

Au mois d'octobre oui, je tâcherai!

Samedi soir.

J'ai reçu vos deux billets, chère maître. Vous m'envoyez pour remplacer le mot « libellules » celui d' « alcyons ». Georges Pouchet m'a indiqué celui de gerre des lacs (genre Gerris). Eh bien! ni l'un ni l'autre ne me convient, parce qu'ils ne font pas tout de suite image pour le lecteur ignorant.

Il laudrait donc décrire ladite bestiole? iMais ça ralentirail le mouvement ! ça emplirait tout le paysage! Je mettrai « des insectes à grandes pattes », ou « de longs insectes ». ce sera clair et court.

Peu de livres m'ont plus empoigné (jue Cadio, et je partage entièrement l'admiration de Maxime '.

Je vous en aurais parlé plus tôt si ma mère et ma nièce ne m'avaient pris mon exemplaire. Entui, ce soir, on me l'a rendu ; il est là sur ma table et je le ieuillelte tout en vous écrivant.

Et d'abord, il me semble que ça doit avoir été comme ça! ça se voit, on y est et on palpite. Combien de gens ont dû ressembler à Saint-Gueltas, au comte de Sauvières, à

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