‹ Correspondance entre l'Hon. W.H. Draper & l'Hon. R.E. Caron [microforme]Chapitre 6 sur 19 · AINE · texte numérisé non relu

AINE

(NON PUBLIÉE,) [L'Hon. E, Curen à PHon, L, H, Lafon!aine.]

Quésec, 24 Octobre, 1515.

Mon cuer AMI,

L'assemblée publique que nous avons eue hier au sujet du chemin de fer entre Halifax et Québec, ayant duré plas longtemps que je ne peusais, je n’ai pu vous écrire hier ainsi qre je vous l'avais dit par ma note d’avant hier, Je im’acquitte aujourd'hui de cette promesse et aussi de celle que je vous avais faite 1l y a déjà quelque temps de vous faire parvenir copie de la lettre que j'ai écrite à M. Draper en réponse à la communication qu’il m'avait faite, et dont je vous ai fait part, Si je ne vous ai pas envoyé cette copie plutôt, c'est que j’ai vu sur le Pilot et la Minerve quelque chose qui nr'a fait croire que notre correspondance avait pris vent, et qu’il y avait daus la confidence un plus grand nombre de personnes que celles dont vous m’avez parlé d’abord, Je ne me suis pas formalisé de la chose, vu que je ne voisrien à blâmer dans ce que j’ai fait ; mais comme j'étais d’avis qu’il était mieux pour le succès de l’entreprise que le plan fut mûri avant que de devenir trop public, j’ai cru devoir retenir nu lettre jusqu’à l’arrivée de Morin qui est arrivé ici depuis quelque temps et à qui je voulais parler de l’affaire et lui remettre la lettre, d’après l'explication ( wil me donnerait, Mais Morin ne venant pas, et votre note du 20 me sommant de tenir ma promesse, je le fais très-volontiers, m’en rapportant entièrement à vous quant à l'usage que vous ferez de cette lettre.

Depuis l’arrivée de M. Liaper à Montréal, j’ai reçu de lui une note, dans laquelle il accuse réception, de ma lettre, qui ne lui a été remise que depuis son retour ; il my remercie de la franchise avec laquelle je lui ai parlé; sans émettre d'opinion, il me dit que le sujet est de la plus haute importance et re-

uiert la considération la plus sérieuse ; qu’avant de répondre avec l’abandon dont j’ai usé avec lui, il doit consulter et réfléchir : qu'ausitôt que ces consultations et réflexions auront eu lieu, j'aurai de sas nouvelles que je vous transmeltrai de suile

Je me ferai un plaisir de communiquer à A.ylwin, à la première occasion favorable, notre correspondance, ainsi que celle que j’ai que avec M. Draper; je ne lui ai pas encore parlé de l'affaire, car il me semblait que la chose viendrait mieux de vous à qui je m'étais adressé conme chef de l’ancienne administration, et comme le chef du parti que l’on parait désirer vouloir se rattacher. Mais puisque vous le désirez, je verrai Aylwin ; je voulais le faire hier, mais je n’ai pu le rencontrer,

Quant à Messrs. Taché, Chauveau et Cauchon que vous mentionnez dans votre note, c’est de vous où de Morin que doit venir l’ouverture ; quand Ja chose sera faite, vous pourrez les référer à moi, je leur donnerai toutes les informations que je possède ; mais j’ai objection à faire les premières démarches; je suis d’avis que la chose ne devrait pas leur être cachée ; ce serait mal de le faire, mais j’ai mes raisons pour croire que la communication devruit leur être faite par vous, ou du moins par Morin.

Ma lettre à M. Draper vous fera voir que comme vous, je suis d’avis que: Padministration pour cette partie de la Province doit être reconstruite, et que: M. Draper doit insister sur la chose,

Tout à vous,

(Signé) RE. CARON

cn amine

(NON PUBLIÉE.) Li, Hon. L. H. Lafontaine à l'Hon. R, E. Caron.] MonTrraL, 20 Octobre, 1845

Mox CHER AMI,

J'ai reçu votre lettre en date d'avant-hier, et la copie de celle que vous avez adressée à M. Draper le 17 du mois dernier,

Morin qui doit vous transmettre cette lettre vous dira que ce n'est pas notre correspondance qui a donné lieu aux articles du Pilot et de la Minerte auxquels vous faites allusion.

Au point où en est rendue la négociation dont M, Draper vous a chargé, elle cesse de me regarder personnellement, Je ne le regrette pas, car cela me relève de toute responsabilité ; et comme mon exelüsion d’une nouvelle organisation du ministère ne contrarie ni mes vues ni mes goûts, je n°y ai donné

mon consentement que plus volontiers,

Il ÿ a cependant deux points, dans votre lettre à M. Draper, sur lesquels je dois vous faire quelques observations, 12, A raison de la généralité de vos expressions dans quelques parties de votre lettre, des personnes pourront peut-être y donner un sens différent de celui que vous avez sans doute eu l'intention d’y attacher, Elles pourront peut-être imterpréter votre lettre comme admettant en principe qu'un parti politique, sous la forme actuelle de notre gouvernement, doit sacrifier l’un de ses membres, lorsque le caprice d’un gouverneur le demande, Si une telle opinion était entretenue par quelques personnes de notre puiti, je désire saisir cette occasion pour déclarer que cette opinion n’est pas le mienne, Un parti politique peut demander des sacrifices à l’un de ses membres, mais il ne doit jamais l’inmoler à la rancune, aux caprices d’un gouverneur, 2°, La partie de la méme aettxe, dans laquelle vous parlez de l'équité d'appeler la minorité à la disérétion dés aflaires, semble avoir besoin d’être expliquée, D’après sa rédaction elle me parait en quelque sorte contredire ce que vous aviez déjà dit sur le mêine sujet dans une autre partie de votre lettre. Morin vous fera part de l’objection que j'ai faite à la rédaction de ce passage.

Votre ami,

(Signé) L. IH, LAFONTAINE.

(TRADUCTION .) (L'Hon. W. II, Draper à l’'Hon. R. E. Caron.)

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