Gœthe a Schiller
Je vous remercie de consentir à venir. Vous trouverez ici toute liberté de vivre à votre guise. Ayez la bonté de m'indiquer le jour de votre arrivée, pour que je puisse prendre mes dispositions.
Peut-être M, de Humboldt viendra-t-il nous rendre visite un jour ou l'autre, peut-être vous reconduirai-je là-bas. Mais remettons-nous en de tout cela à l'inspiration du moment. Si vous aves Charis, apportez donc le volume.
Lorsque nous causerons de ces sujets, nous aurons sous la main quelques beaux paysages qui viennent de m'arriver de Naples.
Adieu ; faites mes compliments aux vôtres. — Weimar, le 10 septembre 1794. — G.
Je reçois à l'instant quelques exemplaires de mon Iphigénie en anglais (1), et je vous en envoie un.
(1) La traduction anglaise de Taylor (1793), réimprimée à Berlin, chez Unger, en 1794.