‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 2)Chapitre 101 sur 280 · AVIS DONNÉS · texte numérisé non relu

AVIS DONNÉS

PENDANT LA RETRAITE ANNUELLE DE i63a

Se donner entièrement à Dieu pour le servir en la vocation en laquelle il lui a plu nous appeler.

Faire une grande estime de sa vocation et s’y affectionner plus qu’à toutes les autres conditions du monde, nous confondant nous-mêmes, si nous n’y avons point d affection, voyant les externes en faire une si grande estime et qu’on nous demande de plusieurs endroits.

Avoir une grande affection pour tous les règlements, les regardant comme moyens que Dieu nous présente pour nous perfectionner en notre vocation, et former de giands desseins et fortes résolutions de les garder ponctuellement. Oue si d’aventure il y en a quelques-uns qui icpugnent à nos sentiments, tâcher de nous vaincre

Entretien 82. — Abelly, 0f. cit. t. III, chap. v, sect. il, p. 48.

Entretien 83. — Bibl. municip. de Bordeaux, ms. 8o3, pp. 17-23. L’au-

ifide '(Cf 1 \ 1 * art:e de la congrégation de la Mission en

1005. (Ll. ibid. p. i.\

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en cela et nous en mortifier, et surtout prendre bien garde de ne point faire paraître notre aversion aux autres, en quelque façon que ce soit.

S’étudier à une tendre et cordiale amitié envers tous ceux de la maison; et si d’aventure nous avons aversion de quelqu’un, ne le dire à personne, smon au supérieur, et tâcher par toutes sortes de moyens de se vaincre en cela.

Tous ceux qui seront donnés pour supérieurs aux missions doivent tenir la main à ce que les règlements s’y observent exactement.

Porter un grand respect à tous ceux qui nous seront donnés pour supérieurs et témoigner que nous sommes bien aises de ce qu’ils nous commandent et nous reprennent de nos fautes.

Nous respecter grandement les uns les autres; et quoique, dans les récréations, il faille se comporter gaiement, il faut néanmoins que ce soit respectueusement; et pour cela, il est fort à propos de ne se point toucher, ni tutoyer, et de ne parler point en latin corrompu, qui tire après soi des niaiseries.

Ne jamais s’indigner, ni reprendre les autres publiquement, particulièrement en ce qui est des prédications, catéchismes ou confessions.

Ne proposer jamais devant les autres les fautes et imperfections qu’on y aura remarquées; mais, si l’on juge que l’avertissement soit profitable, le faire en secret à la personne qui a failli, avec le plus de charité et de douceur qu’il sera possible, et, si la chose est de considération, en avertir le supérieur.

Il est fort à propos de ne louer personne que fort rarement et prudemment, au moins en sa présence.

Avoir un grand désir de parvenir à la perfection ; et pour ce faire, nous inciter les uns les autres dans nos

conversations, louant toujours la vertu et la mortification. Que si. nous avons aversion à quelqu’un, nous nous contenterons de la dire au supérieur ou directeur; et surtout il n’en faut jamais parler aux autres, ni en public, ni en particulier, encore moins mépriser la vertu de ceux qui la pratiquent.

Etre grandement mortifiés et nous rendre indifférents en toutes choses, particulièrement pour ce qui est du vivre, du coucher et du vêtir; et si l’on a besoin de quelque chose, on le pourra dire à celui qui a soin d’y pourvoir, et celui-ci au supérieur. Il ne faut jamais s’entretenir si on a bien ou mal dîné, qu’on est bien ou mal couché, bien ou mal vêtu.

Observer inviolablement aux missions tout ce qui suit : i° se lever à quatre heures et se coucher à neuf; 2° faire son oraison; 30 dire son office avec les autres; 40 aller à l'église et en sortir avec les autres; 50 dire la messe à son tour; 6° ne point sortir de l’église sans permission, disant la cause au supérieur; 70 faire lecture durant le repas; 8° tous les vendredis tenir chapitre; 9° ne parler jamais en public de la confession, ni proposer aucun cas de conscience touchant icelle, sans en avoir communiqué au supérieur.

Quand il se présentera quelque différend à vider où n y aurait de la difficulté, ne l’entreprendre point sans t n avoir communiqué au supérieur, pour y commettre qui bon lui semblera.

Quand 1 on demandera quelque chose au supérieur, préparer au refus, et l’accepter de bon cœur quand <>n nous donnera; et se bien garder de murmurer ni u.moigner aucun ressentiment, et ne pas dire qu’on ne demandera plus rien désormais.

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