SUR LA MAJESTÉ ET LA SAINTETÉ DE DIEU
Etudions-nous, mes frères, à concevoir une grande, mais une très grande estime de la majesté et de la sainteté de Dieu. Si nous avions la vue de notre esprit assez forte pour pénétrer quelque peu dans l’immensité de sa souveraine excellence, ô Jésus ! que nous en rapporterions de hauts sentiments! Nous pourrions bien dire, comme saint Paul 1J que les yeux n’ont jamais vu, ni les oreilles ouï, ni l’esprit conçu rien qui lui soit comparable. C’est un abîme de perfections, un Etre éternel, très saint, très pur, très parfait et infiniment glorieux, un bien infini qui comprend tous les biens, et qui est en soi incompréhensible. Or, cette connaissance que nous avons, que Dieu est infiniment élevé au-dessus de toutes connaissances et de tout entendement créé, nous doit suffire pour nous le faire estimer infiniment, pour nous anéantir en sa présence et pour nous faire parler de sa majesté suprême avec un grand sentiment de révérence et de soumission; et a proportion que nous l'estimerons, ncms 1 annerons aussi, et cet amour produira en nous un de -ir insatiable de reconnaître ses bienfaits et de lui procurer de vrais adorateurs.
Entretien 30. — Abelly, n-p. cit ., 1 III 1 ' ^ remiere epître aux Corinthiens II, g.
chap.
viii, p. 68.
3i. - EXTRAIT D’ENTRETIEN