Psaume LXXII
Entretien 117. — Ms. SV 9, f° 36o et suiv.
un lieu ou en un autre, en cet emploi ou en cet autre,
aux Enfants, aux paroisses, aux champs et partout. Or, mes chères sœurs, plusieurs d’entre vous ont parlé la dernière fois, dont j’ai été fort consolé; mais je demande encore : ma sœur, vous semble-t-il que ce soit une chose fort importante d’avoir cette indifférence?
— Oui, mon Père, parce que cela nous rend agréables à Dieu et à nos supérieurs.
— - Voilà qui est bien dit, ma fille. Une sœur qui n’est pas dans cette indifférence ne fait rien de bien. Vous avez dit une grande parole et un mot bien véritable : une personne qui n’est point indifférente ne fait rien de bien. Et pourquoi? Parce que son cœur est toujours déchiré de mille inquiétudes, parce que la volonté de Dieu est que vous soyez dans cette indifférence, de sorte qu’une fille qui ne désire en toute chose que la volonté de Dieu est heureuse, et, au contraire, une personne qui ne veut pas ceci ou cela, qui désire ce lieu et appréhende cet autre n’est pas heureuse, ou même peut-être est malheureuse.
Notre-Seigneur nous a donné un exemple en cela, comme je vous disais l’autre jour; il s’est rendu comme un cheval, ainsi qu’il le dit par le prophète : Factus sum sicut jumenticm1 . Comme une jument, comme un cheval n’a point de volonté que celle de son maître, ainsi je mets mon bonheur à faire la volonté de Dieu mon Père.
Et vous, ma sœur?
— Mon Père, dit Mademoiselle, c’est la sœur qui envoya son billet l’autre jour.
- — - Et vous, ma fille, Dieu vous benisse ! Vous fîtes bien. Mes filles, je vous prie quand vous ne pourrez pas venir, écrivez et envoyez le billet a Mademoiselle. Cela