‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 4)Chapitre 40 sur 138 · CONFÉRENCE D(J 22 MAI i · texte numérisé non relu

CONFÉRENCE D(J 22 MAI i

ELECTION DES OFFICIÈRES

Mes chères sœurs, le sujet de cette conférence est la pratique d'une de vos règles, qui est de l’élection des ofhcières. Il faut que cela se fasse tous les ans, le lendemain de la Pentecôte, je ne sais pour quelle raison nous ne le fîmes pas l’année passée ; je pense que c’est moi qui en fus cause, comme aussi de ce que nous avons remis à aujourd’hui, au lieu d’hier, que se devait faire cette élection.

Or, à oe sujet, l’on vous a donné trois points à considérer. Le premier est des raisons que nous avons de nous donner à Dieu pour choisir des hiles qui aient à peu près les qualités requises pour être ofhcières; le deuxième point est des marques pour connaître celles qui ont ces qualités; le troisième, des moyens de bien procéder à l’élection des ofhcières.

Voilà donc, mes sœurs, le premier point. Il est des raisons que nous avons, vous et moi et tous ceux qui sont ici, de nous bien donner à Dieu, à ce qu’il lui plaise nous faire la grâce de jeter les yeux sur celles qui ont les qualités requises pour être ofhcières. Le deuxième point dira les marques qui font connaître qu’une telle sœur sera bonne, qu’elle a à peu près les qualités nécessaires. Au troisième point, nous expliquerons comme il faudra procéder pour donner votre voix lorsqu’on vous le dira.

Or, mes sœurs, la première raison qui fait que vous devez vous donner à Dieu pour choisir des ofhcières en la place de celles qui l’ont été jusques à présent, que je prie Dieu qu’il bénisse et leur soit la récompense des

Entretien 80. — Cahier écrit de la main de sœur Mathurine Guérin. (Arch. des Filles de la Charité.)

services qu’elles ont rendus à la Compagnie, c’est, voyezvous, mies filles, qu’il se peut dire que tout le bien et tout le mal de la maison dépend de la supérieure et des officières. Si la supérieure et les officières font bien leur devoir, il y a sujet d’espérer que la Compagnie se conservera et ira en augmentant de vertu en vertu; mais, si au contraire, elle déchoit, au lieu de se perfectionner. Quand les membres d’un corps et la tête même sont malades, ce corps-là ne se peut pas bien porter. Si les bras et les jambes sont perdus, s’il est sourd et muet, ce corps a des membres, mais c’est comme s’il n’en avait point. Ainsi en est-il des communautés. La Compagnie de la Charité est un corps, et les officières sont les membres de ce corps. Si elles font bien, le corps se portera bien; mais, si elles ne font pas bien leur devoir, tout le corps s en ressentira. De sorte qu’il se peut dire qu’un des plus grands biens qui puisse arriver à la Compagnie est d’avoir une bonne supérieure et de bonnes officières, qui veillent à ce que les choses qui vont bien aillent mieux, et qui essayent de remédier à celles qui sont mal, en avertissant les supérieurs.

Je vous dirai, mes sœurs, qu’il en est des Ordres les plus saints de l’Eglise comme de nos corps, lesquels, si nous les voulons conserver en santé, il faut purger de temps en temps. Et avec cela et autres remèdes on répare les forces qu’on avait perdues. Mais ce n’est que pour quelque temps. De sorte qu’il faut recommencer tôt après. Voilà quelle est l’infirmité humaine. De même, ces jours-ci, nous avons été pleins de ferveur et de dévotion. Cela passé, nous nous trouverons, tout au contraire, indévots, négligents et sans affection au service de Dieu. La nature corrompue nous assujettit à cette misère. Nous sommes à cette heure dans un état, et tantôt nous serons dans un autre. Voilà une Fille de la Charité qui paraîtra de bon esprit, fort discrète et affectionnée à

tout ce qui dépend de ses règles; et puis après, un sujet de mécontentement, une correction, voire une petite vétille sera suffisante pour la faire changer, de façon que, à la voir, ce ne sera plus celle qui était en la présence de M. Portail, ni de Mademoiselle Le Gras. N’est-ce pas vrai, mes sœurs, ce que je dis? N’expérimentez-vous pas cela? Je m’assure que oui.

Voyez-vous, mes chères sœurs, il faut que vous sachiez que ce que nous sentons en nous-mêmes, cela se fait pareillement dans le corps de la Compagnie. Oui, les mêmes altérations et changements que nous expérimentons en notre particulier arrivent au corps des communautés. Or, qui doit mettre ordre à cela? Ce sont les supérieurs qui doivent avoir des yeux pour veiller aux besoins de tout le corps de la Compagnie et de chacune en particulier.

Représentez-vous un navire sur la mer ; si le pilote ne le sait pas bien conduire, il périra. Or, voyez-vous, une Compagnie est comme un vaisseau, sur la mer, qui nous doit mener au port, et les supérieurs sont comme les pilotes qui le doivent conduire. Et tout ainsi que, lorsque les vents se lèvent et qu’il semble que les ondes doivent renverser le navire, le navire chavirerait si ceux qui le doivent conduire ne prenaient pas la rame en main ; de meme, si ceux qui doivent conduire la Compagnie ne sont soigneux de tenir la rame et de faire en sorte que les règles soient bien observées, elle périra. Si la supérieure et les ofhcières ne veillent sur la Compagnie, que deviendront les pauvres Filles de la Charité? On n’entendra parler que de désordres. Tantôt l’on dira qu’en une telle ville elles auront fait telle chose, puis en une autre. Et ainsi peu à peu on désistera de les employer. De sorte qu’il importe autant de bien choisir de bonnes ofhcières que d’avoir un bon pilote pour conduire un navire au port désiré.

Je dis plus, mes sœurs, tout le bien et tout le mal dépend de là. Je le dis souvent chez nous, tout le mal qui se fait à la Mission, dites que c’est M. Vincent qui le fait. S’il s’y fait du bien, imputez-le à Dieu; mais, pour le mal, imputez-le aux supérieurs, car, si. je veillais sur vous, cela ne serait pas. Si je vous avertissais de ce que vous devez faire, si je m’élevais à Dieu pour obtenir les lumières dont j’ai besoin pour bien conduire la Compagnie, assurément tout irait bien.

Voilà la première raison pour se donner à Dieu afin de bien choisir les ofhcières, car que fera la supérieure si ses ofhcières n’ont les qualités requises? Elle aura beau être suffisante, si elle n’est secondée par les ofhcières, à quoi lui servira d’ordonner, si les ofhcières n’ont pas soin de faire exécuter non seulement ce qu’elle dit de parole, mais ce que l’on sait être son intention? Car les vrais obéissants ne se contentent pas de suivre ce que les supérieurs ordonnent, mais ils vont au delà,faisant ce qu’ils pensent être selon leur intention. Il faut donc que les ofhcières aient grand soin de faire exécuter l’ordre que la supérieure donne et d’avertir des défauts qu’elles remarquent, pource que, si elles ne voient pas le mal qui se fait, la supérieure n’y apportera pas le remède; et ainsi les ofhcières seront coupables du même mal.

Une personne disait à un misérable pécheur comme moi : « Quand je me trouve en quelque peine et que je ne sais ce que je dois faire, je considère en moi-même quelle serait l’intention de mes supérieurs; et puis je fais selon cela. Après, je suis en repos. » Les ofhcières doivent avoir les yeux toujours attentifs sur la volonté de Dieu et sur les ordres de leurs supérieurs, pour que tous leurs déportements soient de vifs exemples sur lesquels toutes les autres puissent se former, selon ce que dit le psalmiste au psaume 122 : Ad te levavi oculos meos , qui

habitas in caelïs . O Seigneur, comme la servante a les yeux sur sa dame pour exécuter ce qu'elle lui commande, ainsi avons-nous les yeux attentifs sur vous.

Une troisième raison pour bien choisir vos officières est ce qu’il me souvient vous avoir dit lorsque je vous, parlai de l’uniformité, qui est une de vos règles, qu'uneâme qui est uniforme en toutes choses à la communauté est bien agréable à Dieu; et je vous hs une objection, que je répète en ce sujet : « A qui me dois- je faire semblable? )) Vous nous dîtes qu’il faut se conformer à La maison de la supérieure. Mais sur qui faut-il que je jette les yeux? Sur ma sœur telle, sur ma sœur Françoise, Jeanne et Marie? Je vous répondis lors qu’il se fallait bien rendre semblable à sa sœur, quand elle fait bien. Mais, pour se former comme une bonne Fille de la Charité doit être, oh ! il faut que vous le preniez de vos règles, des conférences que l'on vous fait et des exemples que vous voyez ici. Mais, si cette maison qui doit servir de règle aux autres n’était composée de personnes exactes à leurs règles, si l’on 11’y voyait que désordres entr’elles, que serait-ce des autres qui ne s'y tiennent pas? Et comme ce sont les officières qui sont obligées de faire observer les règles et de donner l’exemple aux autres, étant toujours à la maison, il est très important qu’elles soient bien choisies, pour veiller à ce que l’intention des supérieurs soit suivie, que les nouvelles que l’on reçoit soient bien formées, bref que tout aille en sorte que celles qui reviennent des champs ou de la ville puissent en être édifiées, que, lorsque l’on verra ce qui se fait ici, on se puisse porter à faire le même au lieu où l’on est. Car il faut cela, mes sœurs. Quand une sœur dit : « L’on fait telle chose à notre maison; on se comporte de la sorte », oh! il faut le faire. Et cen’est pas pour autre sujet que l’on vous dit qu’il faut jeter les yeux sur ce qui s’y fait.

Oh bien ! Monsieur, me direz-vous, nous voyons assez la nécessité qu’il y a de bien choisir les officières, puisque tel est le maître, tels sont les serviteurs; tels sont le père et la mère, tels seront les enfants; et par conséquent telles sont les officieres de la Charité, telles seront pareillement les autres. C est pourquoi nous nous donnons à Dieu de bon cœur pour obtenir cette grâce de sa bonté. Mais à quoi les connaîtrons-nous?

Mes sœurs, je vais vous donner les marques qui vous les feront connaître à peu près. Vous savez qu’il y a trois officières. La première se nomme assistante; son office est de recevoir les ordres de la supérieure et d’avoir soin de les faire observer. La deuxième officière est trésorière; elle a soin de garder l’argent. L’assistante sert de conseil à la supérieure, et la trésorière aussi. La troisième, c’est la dépensière; elle doit pareillement contribuer de ses avis, quand on les lui demande.

Voalà pour ce qui regarde la charge de chaque officière. Quant à la manière de s’en acquitter, la trésorière rend compte de temps en temps à la supérieure, et la dépensière reçoit l’argent pour la dépense ordinaire de la trésorière, à laquelle elle rend aussi compte. A Sainte-Marie cela se fait ainsi : la dépensière rend compte tous les jours, et la supérieure tous les ans au supérieur. La visite se fait tous les ans, et le visiteur se fait rendre compte et arrête les comptes de la dépense et de la recette. Le même se fait ici à peu près.

Voyons les marques pour connaître celles qui ont les qualités requises pour être élevées officières. La première, c’est qu’il serait à souhaiter qu’elles se portassent bien, qu’elles eussent un corps bien sain, pource quelles doivent être les premières partout. Mais, parce qu’il ne plaît pas à Dieu que toutes se portent bien et qu’il y en a beaucoup d’infirmes qui ne manquent pas de grande capacité pour ces offices, l’on ne les rejette pas pour être

infirmes. Ainsi, si une infirme qui est officière ne se porte pas assez bien pour se trouver à tous les exercices, in nomuie Domïnï!

La deuxième marque pour connaître une bonne officière, c’est quand elle a l’esprit bien fait : une fille sage, patiente, douce, judicieuse, une fille raisonnable qui ne s'emporte pas de passion. Il y a certaines personnes dont l’esprit ne s’emporte pas de passion et néanmoins dont l’esprit est si variable que jamais la raison ne s’y trouve, ou fort rarement. Or, il ne faudrait pas choisir ces personnes-là.

En troisième lieu, il importe que celles que vous élirez soient bonnes chrétiennes, qu’elles aient la crainte de Dieu, qu’elles soient exactes à faire toutes les choses que Dieu ordonne, car elles ne peuvent pas être bonnes ofhcières sans cela.

Une quatrième marque, mes sœurs, pour connaître les filles propres à être ofhcières, c’est celles qui auront été bonnes filles sans aucune ambition, dans lesquelles on aura remarqué un esprit de simplicité, un grand zèle pour le service du prochain et surtout pour le salut des pauvres, nos seigneurs et nos maîtres, car nous sommes serviteurs des pauvres, quoiqu’indignes de cet honneur. Il faut regarder que ce soient des filles vertueuses qui soient modestes en la coiffure, en la manière d’aller par les rues, qui n’aient point d’affecterie en leurs habits, ni rien qui ressente la particularité, enfin qui aient été bonnes Filles de la Charité dans tous les emplois qui leur ont été donnés. Voilà une bonne marque.

De plus, une fille qui aime l'exactitude des règles, qui s'afflige des fautes de ses sœurs et qui essaye de les aider à se corriger, qui est zélée pour l’obéissance et qui ne manque à aucune observance, oh ! celle-là a les qualités d’une bonne officière.

Mais une qui n’a pas l’humilité, qui n’est pas amie

-des mépris et ennemie de l’honneur, qui, au contraire, ne demande que les applaudissements, les louanges et à faire parler d’elle, cela, mes chères sœurs, est très mal en une hile; celles qui sont de cet esprit ne sont nullement propres à être ofhcières. Or sus, il y aurait bien d’autres marques à vous dire. Mais celles-là suffiront pour le présent.

Passons au troisième point, qui est de la manière dont il faut agir en cette élection. Comment faut-il faire pour faire une bonne élection? Mes filles, il faut que chacune se donne à Dieu dès ce moment pour voir celles qui sont propres, et donner sa voix à celles en qui Dieu vous aura fait voir les qualités requises. Mais, avant toute chose, il faut se résoudre à ne donner sa voix qu’à celles que vous jugerez les plus propres.

Et pource qu’il y a deux choses qui font que l’on ne procède pas bien aux élections, il faut les éviter.

Premièrement, c’est que, pour l’ordinaire, on a des inclinations pour une, que l’on n’a pas pour une autre; et ainsi on la juge plus propre que celle pour laquelle on n’a pas d’affection particulière, peut-être à cause qu’elle est de son humeur et qu’elle se rend complaisante à ce que nous désirons; comme, au contraire, il y en a d’autres qui ne nous reviennent pas, contre lesquelles nous avons quelque aversion naturelle, pour la différence que nous trouvons entre leur esprit et le nôtre ; ce qui nous fait penser que celles-là ne sont pas propres. Or, voyezvous, il ne faut pas regarder en ceci nos inclinations, ni laisser de donner sa voix à celles qui ne sont pas selon notre humeur, parce que ce serait mal fait; non plus qu’il ne faut pas donner sa voijx à une sœur parce que nous y trouvons quelque chose qui nous agrée. Il faut donc mettre à part nos inclinations et aller droit à Dieu, regarder devant lui celles qui ont le plus de bonnes qualités et leur donner sa voix.

En second lieu, ce serait mal faire si on s’entretenait par ensemble de cela, si l’on disait : « Une telle serait bonne pour etre en cet office; cette autre n'y serait pas propre. » Oh ! il ;ne faut jamais tenir tels propos, ni parler de oe qui s’est fait avant ni après. Il faut que le silence tienne cela secret.

Nous avons pensé que nous ne pouvions pas mieux procéder en cette élection qu’en la faisant en la manière que firent les apôtres lorsque, après l’ Ascension de Notre- Seigneur et la descente du Saint-Esprit, ils conclurent de mettre quelqu’un en la place de Judas. Que firent-ils? Ils assemblèrent les disciples et leur dirent : « Vous avez tous su comme le malheureux Judas a perdu l’apostolat en vendant son bon Maître et le nôtre et comme il s’est desespere. Il faut quelqu un en sa place. » Et pour y procéder selon que le Saint-Esprit le leur inspirait, ils choisirent deux des disciples qui avaient suivi Notre-Seig-neur jusques à la mort, pour en faire un apôtre à la place de Judas. Or, nous avons pensé devant Dieu qu’il fallait nous comporter ainsi ; et suivant cet exemple des apôtres, nous en avons nommé deux pour être assistantes, deux pour être trésorières et deux pour être dépensières. Nous vous appellerons les unes après les autres, et vous donnerez votre voix à celle que vous penserez la meilleure. Et pource que la sainte coutume des communautés est que les novices, ni celles qui n'ont pas demeuré plus de quatre ans dans la communauté n’ont, point de voix pour les élections, celles qui ne sont pas ici depuis quatre ans passes se retireront d’un côté et celles qui sont au-dessus de quatre ans se mettront de 1 autre. Et lorsque nous vous appellerons, vous me direz tout bas celle a qui vous donnez votre voix, et n’en parlerez à personne, passé cela.

Or sus, Sauveur de nos âmes, qui êtes celui qui avez choisi de toute éternité les sœurs qui doivent être vos

officières, faites-nous la grâce de les connaître. Elles ont été officières dans votre idée éternellement. Ayez agréable de vous ressouvenir que ce sont vos officières que vous vous êtes choisies pour le bien de cette petite Compagnie. Vous ne vous êtes pas contenté d’avoir formé cette Compagnie pour vous élever des épouses ; vous avez inspiré de plus de donner des officières qui, avec votre grâce, coopèrent à leur satisfaction. Béni soyez-vous de ce que vous en usez de la sorte ! Ayez donc agréable, ô Seigneur, que nous nous adressions à vous en la manière de saint Pierre, au sujet du choix qu’il voulait faire d’une personne pour être apôtre, qui vous suppliait de lui faire connaître votre volonté en cette sorte : ce O Seigneur, montrez-nous celui que vous avez choisi pour ce ministère h »

Mes sœurs, élevez-vous à Dieu avec moi pour lui demander la même grâce ; donnez-vous toutes à lui pour ne • regarder en cette action que sa très sainte volonté et pour donner votre voix à celles auxquelles vous la voudriez avoar donnée à l’heure de la mort; car il faut que vous sachiez qu’il y aurait péché de la donner à une que vous croiriez n’être pas propre. C’est le concile de Trente qui le dit : « Il y a péché mortel de choisir le pire entre celles qui nous sont proposées et grand mérite de donner sa voix à une bonne. »

Il y en a d’autres que celles sur qui nous avons jeté les yeux qui seraient propres, mais elles sont nécessaires ailleurs, et j’ose dire, par la miséricorde de Dieu, qui peut-être auraient les qualités requises aux officières en aussi haut degré que celles qu’on a regardées pour cela. Mais, pour ne pas manquer aux personnes qui en demandent depuis longtemps, on ne vous les a pas nommées.

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