‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 184 sur 314 · Ce dernier mot manque dans le règlement de i · texte numérisé non relu

Ce dernier mot manque dans le règlement de i

12. Ces six derniers mots manquent dans le règlement de i655.

sité; encore faudra-t-il quelles coupent court et expédient promptement.

Elles ne sortiront point de la maison sans la permission de la supérieure ou autre qui sera députée; et au retour, elles se représenteront à elle et lui rendront compte de leur voyage.

Elles n’enverront point de lettres, ni ouvriront colles qu’on leur aura écrites, sans la permission de la supérieure.

Elles ne s’amuseront point à parler à la porte avec les externes, non plus que dans la maison, sans permission.

Elles seront soigneuses d'aller, du moins tous les mois, en la maison delà communauté pour communiquer avec la supérieure de leurs emplois, et s’y rendront toutes les fois qu’elles y seront mandées, pourvoyant auparavant aux besoins des malades.

Elles se souviendront qu’elles s’appellent Filles de la Charité, c’est-à-dire hiles qui font profession d'aimer Dieu et le prochain, et partant qu'outre l'amour souverain qu'elles doivent avoir pour Dieu, elles doivent exceller en la dilection du prochain, notamment de leurs compagnes. Selon cela, elles fuiront toute froideur et aversion à leur égard, comme aussi les amitiés particulières et attaches à quelques-unes d’entre elles, ces deux extrémités vicieuses étant les sources de la division et ruine d’une Compagnie et des particuliers lesquels s’y entretiennent et s’y amusent. Et s’il arrive qu’elles se soient donné sujet de mortification l’une à l'autre, elles s’entre-demandent pardon au plus tard le soir avant se coucher.

De plus, elles se représenteront que l’on les nomme servantes des pauvres, qui, selon le monde, est une des plus basses conditions, ahn de se maintenir toujours dans la basse estime d’elles-mêmes, rejetant prompte-

ment la moindre pensée de vaine gloire qui leur passerait par l’esprit pour avoir ouï dire du bien de leurs emplois, se persuadant que c’est à Dieu à qui tout 1 honneur est dû, puisque lui seul en est l’auteur.

Et comme leurs emplois sont la plupart fort pénibles et les pauvres qu’elles servent un peu difficiles, jusqueâlà que quelquefois elles en peuvent recevoir des reproches lors même qu elles ont le mieux fait a leur egard, elles tâcheront de tout leur possible de faire bonne provision de patience et prier tous les jours Notre-Seigneur qu’il leur en donne abondamment et leur fasse part de celle qu’il a exercée envers ceux qui le calomniaient, souffletaient, flagellaient et crucifiaient.

Elles seront fort fidèles et exactes à observer le présent règlement et ensemble les louables coutumes et la manière de vivre qu’elles ont gardee jusqu a maintenant, particulièrement celles qui regardent leur propre perfection.

Elles se souviendront néanmoins qu’il faut toujours préférer à leurs pratiques de dévotion le service des pauvres, quand la nécessité ou h obéissance les y appelle, se représentant que, ce faisant, elles quittent Dieu pour Dieu.

Et afin qu’il plaise à Dieu leur faire la grâce d’accomplir toutes ces choses, elles se confesseront et communieront tous les dimanches et fêtes principales de l’année ès paroisses ou hôpitaux où elles se trouveront, et feront les exercices spirituels tous les ans à la maison de leur communauté autant qu’elles le pourront.

De GONDY, coadjuteur de Paris 13

Par mondit Seigneur.

Baudouyn.

i3. Le règlement de i655 est signé : « Cardinal de Retz, arche- -vêque de Paris. »

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