‹ Correspondance, entretiens, documents (volume 5)Chapitre 253 sur 314 · Psaume VIII · texte numérisé non relu

Psaume VIII

damnation. Non pavisti, occidisti. Leur nécessité [est] extrême, en ce qu’ils sont abandonnés de père et de mère; et si le public en prend soin, ils ne laissent pas d’être en pareille nécessité extrême : i° pource que, n’y ayant pas assez de fonds pour leur entretien, l’on est contraint de les donner au premier venu, qui les font mourir ou de faim ou de mal; 2° pource qu’ils meurent tous; 3° que c’est être un opprobre à Paris que nous blâmons dans les turcs, qui est de vendre les hommes comme les bêtes; car l’on vend ces enfants à qui en veut, pour 30 livres; 4° que c’est [les] libérer [par] là même de la cruauté exercée par Hérode sur les saints Innocents, car l’on exerce la même cruauté contre ces petites créatures, puisque l’on les baille à des misérables créatures, qui les font mourir, les unes de male faim, et les autres leur rompant les bras et les jambes; 50 que Notre-Seigneur a voulu qu’il soit dit de lui qu’il est venu au monde pour relever pauperem vociferantem et pupillum cai non erat adjutor 3. Job raconte que les hommes qui lui étaient 4 vendus par les peuples venaient de ce que libérant pauperem vociferantem et pupillum cui non erat adjutor .

Objections.

1. Que c’est affaire aux hauts justiciers et non à des personnes particulières, notamment à des femmes.

Il est vrai. Mais que fera-t-on? C’est un procès. Qui l’entreprendra? Cependant ces pauvres petites créatures meurent.

2. Oue Dieu a damné beaucoup de ces petites créatures à cause de la naissance, et que c’est pour cela peut-être qu’il ne permet pas qu’on y donne ordre.

le réponds deux choses :

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