Date donnée par Charavay
[22 ou 23 septembre i63i b]
Mademoiselle,
La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !
Je vous ai écrit, il y a huit jours, et ai adressé mes lettres au R. P. de Gondy ; maintenant je vous envoie ces trois paquets de chemises et la lettre incluse. Monsieur votre hls se porte bien, Dieu merci, et me semble que son esprit s’ouvre de plus en plus. Dès que les jours seront un peu rafraîchis, il viendra se purger céans.
Cette bonne Madame Laurent est toujours malade ; je l’ai envoyé visiter. Mademoiselle du Fay l’a été un peu ; mais, Dieu merci, elle se porte mieux. Madame la maréchale de Marillac est allée recevoir au ciel la récompense de ses travaux * 1 2. Or sus, ceci vous attendrira ; mais quoi ! Notre-Seigneur l’ayant voulu ainsi, il faut adorer sa Providence et travailler à nous conformer, en toutes choses, à son saint vouloir. Certes, je sais bien que votre cher cœur ne demande pas mieux et que, si la partie intérieure s’émeut, que bientôt elle s’accoisera 3. Le Fils de Dieu pleura le Lazare ; pourquoi ne pleurerez-vous pas cette bonne dame ? Il n’y a point danger, pourvu que, comme le Fils de Dieu, vous vous conformiez là dedans à la volonté de son Père ; et c’est ce que je m’assure que vous ferez.
Mais comment vous portez-vous ? Cet air subtil ne
Lettre 84. — L. a. — Original chez les Filles de la Charité de Montluçon.
1. La lettre 83 étant du 15 septembre, celle-ci, écrite huit jours après, est du 22 ou du 23.