De la communauté d’Adrien Bourdoise
6. Llôpital fondé en 1607 pour recevoir les pestiférés, que l’on soignait jusque-là à l’Hôtel-Dieu.
jourd’hui cette bonne fille de Saint-Sauveur à Villepreux 7 .
Or sus, où êtes- vous à présent ? Que fait Notre-Seigneur de vous ? L’on m’a dit que l’on a trouvé le Père de Gondy sur le chemin de Champagne. J’estime que vous y êtes aussi. Plaise à Notre-Seigneur d’y bénir votre travail et de vous bien fortifier pour cela !
Je suis, en son amour et celui de sa sainte Mère, Mademoiselle, votre très humble et obéissant serviteur.
Vincent Depaul.
De Paris, ce 12 octobre 1631.
jamais !
Je loue Dieu de votre santé, de votre travail et de tout ce que vous me mandez. Monsieur votre fils vint céans avec un petit mal de tête, il y a quatre ou cinq jours. Nous le fîmes saigner le lendemain et garder le lit. M. Quartier nous dit qu’il ne fallait point le purger que son mal de tête ne fût passé, ce qu’il a fait dans trois jours après, en façon qu’il ne lui reste aucune émotion ; c’est pourquoi nous l’avons fait prendre sa petite médecine ce matin. Il est gai et sage parmi nous, de sorte qu’il nous édifie tous. Si cela continue, il y aura sujet de louer Dieu et d’espérer que vous en aurez de la consolation.
7. Marguerite Naseau. Elle avait quitté les fonctions de maîtresse d’école à Villepreux pour venir aider à Saint-Sauveur les dames de la Charité. Saint Vincent la renvoyait provisoirement à Villepreux pour remplacer M. Belin.
Lettre 86. — L. a. — Original à la maison centrale des prêtres de la Mission à Naples.
Quand il aura été purgé et qu’il se sera bien porté trois jours après, nous lui permettrons de retourner au collège. Je dis, quand il se sera bien porté trois jours après, et entends dire si son mal ne revient, car il n’en a point pour tout.
J’enverrai aujourd’hui l’argent à Mademoiselle Sevm pour la robe, et la lettre à notre sœur Germaine, laquelle viendra fort à propos.
Si cette bonne hile de dix-huit ans a bon sens et fermeté d’esprit, ne faites point difficulté de lui laisser le soin des filles b Un bon esprit est meilleur en cet âge-là qu’un mal fait à cinquante ans.
Je baillerai de plus la couverture à Monsieur votre fils et je ferai tout ce que vous me mandez.
Il est vrai qu’il est à souhaiter que les personnes qui se voudront appliquer à ce bon œuvre n’aient d’autre dessein ni chose à faire que cela. Je m’en vas au premier jour à Pontoise. L’on m’a parlé d’une qui est là. Je la retiendrai pour Sartrouville 1 2, où Madame de Villeneuve 3 la désire.
Notre petite compagnie partira dans deux ou trois jours.
Je vous prie de dire à Monsieur le lieutenant que je le salue très humblement et suis son serviteur et que je le prie de nous arrêter trois lits à l’hôtellerie. Je salue de plus Germaine, à laquelle vous direz, s’il vous plaît, que j’ai donné ordre pour faire tenir sa lettre à son frère.