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Oratorien depuis

8. Peut-être François Bourgoing, qui précéda saint Vincent à la cure de Clichy et devait succéder à Charles de Condren comme supérieur de l’Oratoire.

9. Saint Vincent n’avait peut-être pas parmi les membres de la conférence des mardis d’auxiliaire plus zélé et plus utile que Fran-

se conformer à nous ; et que, depuis, un des leurs est venu passer deux ou trois jours à une de nos missions de ce diocèse pour voir comme Ton fait ; et s’il leur plaît d’y venir davantage, ils seront les bienvenus ; car je ne croirais pas être chrétien, si je ne tâchais de participer à Yutinam omnes profthetarent de saint Paul 10. Hélas ! Monsieur, la campagne est si grande ! Il y a des peuples à milliers qui remplissent l’enfer. Tous les ecclésiastiques ne suffiraient pas, avec tous les religieux, pour subvenir à ce malheur. Faudrait-il que nous fussions si misérables d’envier que ces personnes-là s’appliquassent au secours de ces pauvres âmes qui se vont incessamment perdant ! Oh ! certes, ce serait être cou-

çois Renar, né à Paris le 25 avril 1604. Ce saint prêtre partageait son temps entre la direction des âmes et les oeuvres de charité. Tous les matins, de six heures à midi, il se tenait à la disposition de ses pénitentes, au nombre desquelles était Jeanne Potier, épouse de Michel de Marillac. On le voyait à PHôtel-Dieu auprès des malades, qu’il visitait et instruisait. Il prêchait dans les hôpitaux et les prisons, faisait le catéchisme aux enfants, allait annoncer l’Evangile dans les villages, souvent avec les prêtres de la Mission. Il prit part aux missions qui se donnèrent aux Quinze-Vingts, à la Pitié, au Refuge, à La Chapelle, où il se chargea de faire le catéchisme aux pauvres Lorrains. Où ne le trouvait-on pas ? Il apporta la bonne parole aux populations du Poitou, de la Touraine, de la Saintonge, de l’Auvergne, de la Champagne, de la Bourgogne, de « presque toutes les provinces de Lrance », dit son biographe. Saint Vincent l’invita à donner les entretiens des ordinands à Saint-Lazare. François Renar ayant eu, comme beaucoup d’autres, la curiosité d’aller voir sur place les possédées de Loudun, dont on parlait partout ; il dit la messe dans leur chapelle, constamment distrait par leurs vociférations et leurs blasphèmes. Sur la fin de sa vie, alors que les infirmités ne lui permettaient plus la même activité, il devint directeur des religieuses de Saint-Thomas. La mort mit fin à ses travaux le 14 janvier 1653. [Vidée d'un véritable prestre de l'Eglise de J êsus-Christ et d'un fidèle directeur des âmes , exprimée en la vie de M. Renar, prestre , directeur des religieuses du monastère de S. Thomas , par Me Louis Abelly, prestre, docteur en la faculté de théologie, Paris, in-12 ; Les opuscules spirituels de Monsieur Renar , prestre , directeur des religieuses du monastère de S. Thomas , recueillis par les soins de Messire Louis Abelly, évêque de Rodez, Paris, 1698, in-8.)

10. Saint Vincent ne prétend pas faire une citation textuelle. On trouve l’équivalent de ces mots dans la première épître aux Corintiens XIV, 39, et surtout dans le livre des Nombres XI, 29.

pable de l'accomplissement de la mission de Jésus- Christ sur la terre. Que si Ton nous veut empêcher nous autres, il faut prier, s'humilier et faire pénitence des péchés que nous avons faits en ce saint ministère. Je vous supplie selon cela, Monsieur, de ne laisser pas de voir ces Pères et de faire à leur égard ce que Notre- Seigneur conseille que l’on fasse à l'égard de ceux qui exercent et empêchent, et de prier ceux à qui Dieu a donné de la charité pour nous, de ne leur point nuire de parole, ni d’effet.

[Vers 1632 L]

Mademoiselle,

Il sera bon que vous communiquiez avec Madame Goussault et Mademoiselle Poulaillon touchant Germaine pour avoir leur avis. Il n'y a que deux jours que j’ai fait attention à cette manière d’agir, qui me semble de cordialité et de déférence ; et peut-être leur ai-je pu faire peine en vous faisant prendre 1a. dernière résolution de votre emploi sans leur dire.

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