Même remarque qu’à la lettre 99, note
Lettre 119. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
1. La lettre a été écrite avant l’institution des Filles de la Charité.
2. Les mots placés ici entre crochets ont été raturés avec tant de soin que nous n’osons les donner comme absolument exacts.
vous ne le faites, vous hasardez l’affaire que tant de monde [veut], priez Monsieur Clichun de vous faire cet office, comme il le fera volontiers ; et si c’est du doute que vous pussiez en user ainsi de cet affaire, que vous êtes troublée, mettez-vous en repos et n’y pensez plus ; si c’est du traitement que vous recevez de vos auditeurs du compte, pensez quelle est la crainte de ceux qui comptent devant Dieu après l’instant de la mort, et tâchons à si bien faire que nous ayons sujet de confiance en la bonté infinie de l’auditeur du compte de notre vie et notre juge souverain.
Je vous remercie du livre que [vous] m’avez envoyé et vous prie d’avoir soin de votre santé, qui n’est plus vôtre, puisque vous la destinez pour Dieu 3 ; et mon cœur n’est point mon cœur, ains le vôtre, en celui de Notre- Seigneur, que je désire qui soit l’objet de notre unique amour. Ressouvenez-vous de présenter à Dieu un affaire qui nous touche, s’il vous plaît.
Mademoiselle,
Je salue Madame la présidente b ensemble Monsieur le vicaire d’Asnières 2 et toutes vos bonnes femmes de la Charité, et me recommande à leurs prières.
3. Louise de Marillac attendait toujours la décision de son saint directeur. Nous lisons dans ses écrits : « Je dois persévérer en l’attente du Saint-Esprit, bien que je ne sache point le temps de sa venue ; mais en acceptant cette ignorance et celle des voies par lesquelles Dieu veut que je le serve, je me dois abandonner entièrement à sa disposition pour être entièrement à lui et préparer mon âme ; je dois renoncer volontairement à toute chose pour le suivre. » [Pensées, p. 18.)
Lettre 120. — Pémartin, oft. cit., t. I, p. 141, lettre 140.