Même remarque qu’à la lettre 99, note
Lettre 182. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
1. La lettre a été écrite après l’établissement des Filles de la Charité (29 novembre 1633) et avant le départ de Robert de Sergis pour le midi.
mais il faut espérer qu’elles se feront et que l’oraison leur fera voir leurs défauts et les encouragera pour les corriger. Il sera bon que vous leur disiez en quoi consistent les solides vertus, notamment celle de la mortification intérieure et extérieure de notre jugement, de notre volonté, des ressouvenirs, du voir, de l’écouter, du parler et des autres sens ; des affections que nous avons aux choses mauvaises, inutiles et même des bonnes, pour l’amour de Notre-Seigneur, qui en a usé de la sorte ; et faudra les fort affermir là-dessus, notamment à la vertu de l’obéissance et à celle de l’indifférence ; mais pource que le tant parler vous nuit, faites-le de temps en temps seulement. Il sera bon que vous leur disiez qu’il faut qu’elles soient aidées à acquérir cette vertu de mortification, et exercées ; et je leur dirai aussi, afin qu’elles y soient disposées.
Laissons encore les pratiques du tiers ordre à cette bonne fille qui en est, et faites-lui faire son fait à part le mercredi, s’il vous plaît.
Je voudrais bien que cette veuve de Colombes 2 sût lire ; faites-la-nous voir, s’il vous plaît. Mais quoi ! je viens de voir, relisant votre lettre, qu’elle a deux enfants ; et quel moyen de la recevoir, cela étant ?
J’oublie toujours à faire acheter les images de vos filles. Voici M. de Sergis revenu ; je le ferai faire par lui.
Voici quatre lignes pour le fils de M. Gallois 3 au R. P. Faure4. Je voudrais avoir plus de crédit que j’en ai