Paul V
5. La copie envoyée au saint sur sa demande commençait ainsi : Extrait du quatrième registre des Insinuations ecclésiastiques du diocèse d'Acqs ; puis venait le texte des lettres d’ordination, et à la suite : « L’an mil six cent quatre et le vingtième jour du présent mois d’octobre, toutes les susdites lettres d’ordre de prêtrise ont été insinuées et enregistrées au quatrième registre des Insinuations ecclésiastiques du diocèse d’Acqs, ce requérant ledit Vincent de Paul y nommé. Et le quinzième du présent mois de mai mil six cent huit, le tout a été bien et dûment extrait, vidimé et collationné dudit quatrième registre des Insinuations, ce requérant [la place réservée au nom est restée en blanc] son frère, au nom et comme ayant charge dudit Vincent de Paul, pour lui servir ce qut de raison. Fait à d’Acqs ledit iour et an
les autres petites solennités à ce requises. C’est ce que mondit seigneur m’exhorte tous les jours de retirer. C’est pourquoi, Monsieur, je vous supplie très humblement me vouloir faire encore ce bien de vouloir relever une autre cédule de mes lettres et de tenir la main à me faire obtenir de mondit seigneur de Dax cet attestatoire, en la forme que dessus, et de me l’envoyer par la voie dudit Révérend Père Pontanus. Je vous aurais envoyé de l’argent à ces fins, n’était que je crains que l’argent ne fasse perdre la lettre. Voilà pourquoi je vous prie faire, avec ma mère 6, qu’elle fournisse ce qu’il faudra. Je présuppose qu’il y faudra 3 ou 4 écus. J’en ai baillé deux, comme par aumône sans reproche à ce religieux, qui me promit de les rendre audit Père Antoine 7 pour les envoyer à cet effet. Si cela est, je vous prie les prendre ; sinon, je vous promets vous renvoyer oe qu’on aura fourni pendant quatre ou cinq mois, par lettre d’échange avec ce que je dois à Toulouse ; car je suis résolu de m’acquitter, puisqu’il a plu à Dieu m’en donner le juste
que dessus par moi. De Luc, greffier. » L’attestation de Jean-Jacques Dusault, évêque de Dax, terminait le tout. « / oarmes-] acobus Dusault , Dei et Sanctae Sedis Apostolicae gratia Aquensis episcopus, omnibus praesentes litteras inspecturis salutem in Domino. N otum facimus et attestarrtur quod praedPctae litterae omnium ordinum et dimissoriae Magistri Vincentii Pauli, nostrae dioecesis presbyteri, suprascriptae et in registro Insinuationum ecclesiasticarum dictae nostrae dioecesis ex vero originali insinuatae , exinde extractae fuerunt, prout tenore praesentium attestamur ; in cujus rei fidem dictas Plieras certificaiorias siqno et sigillo nostris signoque secretarii nostri jussimus communiri. Daium Aquis, die decima-septima mensis maii, anno Domini millesimo sexcentesimo octavo. ] . J. Dusault, episcopus Aquensis. De mandaio praejati Domini mei Peverendissimi Episcopi, Duclos, secretarius. » (Arch. des prêtres de la Mission, copie du xviii0 siècle.)
6. Vincent de Paul avait perdu son père en 1598. (Abelly, op cil., t. I, chap. iii, p. 12.)
e. Antoine Pontanus.
moyen. J’écris à Monsieur Dusin, mon oncle s, et le prie de me vouloir assister en cet affaire.
Je reçus, par celui qui vous alla trouver de ma part, les lettres de bachelier qu’il vous plut m’envoyer, avec une copie de mes lettres, que l’on a jugée invalide, pour n’avoir été autorisée par le seing et apposition du scel de mondit seigneur de Dax.
Il n’y a rien de nouveau que je vous puisse écrire, fors la conversion de trois familles tartares, qui se sont venues christianiser en cette ville, que Sa Sainteté reçut la larme à l’œil, et la catholisation d’un évêque ambassadeur pour les Grecs schismatiques.
La hâte me fait conclure la présente, mal empatouillée en cet endroit, avec humble prière que je vous fais d’excuser ma trop grande importunité et de croire que je hâterai mon retour le plus qu’il me sera possible pour m’aller acquitter du service que je vous dois ; ce qu’attendant, je demeurerai, Monsieur, votre très humble et obéissant serviteur.
Depaul.
De Rome, ce 28 février 1608.
Suscriftion : A Monsieur Monsieur de Cornet, avocat à la Cour présidiale de Dax, à Dax.
8. Probablement Dominique Dusin, qui était curé de Pouy ou le devint dans la suite. (Collet, o'p. cit., t. I, p. 109.)