Durée du séjour de Jean de la Salle dans le midi
se libérer de beaucoup de sollicitude. Quand il se mettra sur les bancs de théologie, ce sera autre chose.
Quant à cette bonne fille que vous m’annonçâtes hier, je vous prie de la retenir, si vous la trouvez d’un bon esprit. Cette entrée et sortie de religion marque quelque légèreté ; c’est à quoi vous devez prendre garde. Que s’il y a lieu de la recevoir pour examiner sa vocation encore quelque temps, conférez-en, s’il vous plaît, avec Madame Goussault.
Pour ritalienne, ce serait un grand point de l’envoyer à la mère de cette bonne fille de Mademoiselle Poulaillon à Villers 2. Mon Dieu ! que je souhaite que vos filles s’exercent à apprendre à lire et qu’elles sachent bien le catéchisme que vous enseignez ! La pauvre Germaine a tort ne de pas se tenir auprès de vous. Elle vous soulagerait beaucoup pour cela. Mais, au nom de Dieu, guérissez-vous avant que de travailler à l’entour d’eUes.
Mes petites fiévrottes ne s’en, vont point encore ; vous savez qu’elles sont un peu longuettes. Mais nous avons le pauvre M. de la Salle dangereusement malade à Bordeaux. Je le recommande à votre charité ; mais je vous supplie surtout d’avoir soin de vous bien porter.
Je suis, en l’amour de Notre- Seigneur, v. s.