Villers-sous-Saint-Leu
Lettre 211. — Abelly, of. cit.., t. II, chap. vu, ire éd., p. 316.
Je me 'prosterne en esprit à vos pieds , vous demandant pardon de la peine que je vous donnai par mon immortification , de laquelle faime et embrasse chèrement V abjection qui m'en revient. Mais à qui puis-je faire voir et savoir mes infirmités qu'à mon très rinique Père , qui les saura bien supporter ? J' espère de votre bonté qu' elle ne s'en lassera point.
Je loue Dieu de ce changement, Mademoiselle, et le supplie de tout mon cœur qu’il soit de durée et qu’il vous perfectionne et sanctifie votre âme de plus en plus dans ces souffrances. Au reste, je vous remercie de l’avis que vous m’en avez donné, qui m’a bien soulagé ; car qui ne sentirait avec douleur celle qui presse cette personne agissante et la pâtissante ! Certes, il ne se peut autrement.
Je vous souhaite le bon soir et suis, en l’amour de Jésus et de sa sainte Mère, votre serviteur très humble.
Mademoiselle,
La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour
Me voici de retour en assez bonne santé, Dieu merci, et suis en peine de la vôtre. Je vous irai voir le plus tôt qui me sera possible, dès aujourd’hui, si je le puis. Faites cependant votre possible pour vous bien porter, je vous en supplie. Je ne puis vous dire combien le pauvre peuple a besoin que vous viviez longtemps, et ne l’ai jamais mieux vu qu’à présent.
Lettre 212. — L. a. - — Dossier des Filles de la Charité, original. Lettre 213. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.
Cette bonne fille * 1 me paraît avoir assez bon esprit et bonne volonté. Il n’y a que la difficulté de ce qu’elle a été en religion ; mais elle m’a dit qu’en y entrant par induction elle avait son cœur à la Charité. C’est pourquoi je pense qu’il n’y a point danger d’en essayer. Et pour la bonne veuve qui l’accompagne, elle me paraît rude, fort mélancolique et grossière. Je pense qu’il la faut renvoyer tout doucement et lui dire qu’il y faut penser longtemps.
Bonjour, Mademoiselle. Je suis, en l’amour de Notre- Seigneur, votre serviteur très humble.