‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 274 sur 500 · Dame de la Charité · texte numérisé non relu

Dame de la Charité

7. Peut-être Anne Le Roux, épouse d’Antoine Mesnard, seigneur de Toucheprès et autres lieux.

Mademoiselle,

[Septembre 1636 b]

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Il n’y a point d’apparence que vous fassiez à présent votre petite retraite. Guérissez-vous premièrement et puis nous verrons, et faites cependant votre jubilé * 1 2, mais ne jeûnez pas ; vous êtes malade. M. le curé vous en dispensera. Vous pourrez faire votre confession, et si vous désirez que ce soit depuis la dernière générale et que je vous serve en cela, je pense ne pas aller à un petit voyage de sept ou huit jours que la semaine prochaine.

J’ai renvoyé Jeanne de But. Je crains voirement, comme vous, qu’il y ait quelque chose. Si cela n’était, l’on ne l’aurait pas laissée si longtemps sans l’envoyer visiter, ou sans me le faire [savoir! Il faut la satisfaire quelque temps.

Madame Goussault doit revenir au premier jour. M. votre fils me parla, samedi passé, du lieu où i] doit étudier. Je lui improuvai les universités éloignées ; à quoi il acquiesça fort volontiers, pource que je pense que cela répondait à son sens, ou que vous lui aviez fait connaître qu’il répondait au vôtre.

Je vis hier au soir Monsieur de Liancourt.

Lettre 242. — Manuscrit Saint-Paul, p. 79.

1. Il y eut jubilé en 1634 et 1636. L’ensemble de la lettre semble mieux convenir à l’année 1636 et à la période des vacances.

2. Lors du jubilé de 1634, un des vieux ponts de bois jetés sur la Seine s’était rompu sous le poids de la foule passant en procession. Pour éviter semblable accident, il fut décidé, le 13 septembre 1636, que des barrières seraient mises à l’entrée des ponts, de façon à ne laisser pénétrer que peu de monde à la fois. (Cf. Michel Félibien, o'p. (it., t. V, p. 99.)

Guérissez-vous et ménagez soigneusement votre santé et suis en l’amour de Notre-Seigneur...

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