A NICOLAS DE BAILLEUL, PREVOT DES MARCHANDS
25 juillet 1625.
Supplie humblement Vincent de Paul, principal du collège des Bons-Enfants 2, proche la porte Saint- Victor 3, disant que les bâtiments dudit collège sont grandement ruinés par leur ancienneté ; et pour éviter la chute entière d’iceux il est nécessaire d’y remédier promptement à la chapelle et bâtiment dudit collège, où il y a quantité de grandes réparations à faire 4 ; ce
3. Ce fut à ce dernier parti que Vincent de Paul s’arrêta, après avoir consulté le Père de Bérulle et d’autres personnes éclairées. Arrivé à Paris le 23 décembre, il reprenait sa place, le lendemain, dans la famille des Gondi.
Lettre 11. — Arch. Nat. S 6373, copie.
i- Nicolas de Bailleul, seigneur de Vattetot-sur-Mer et de Soisysur-Mer, prévôt des marchands de 1622 à 1628, puis président à mortier, surintendant des finances et ministre d’Etat, mort le 20 août 1652 dans sa soixante-sixième année.
2. Jean-François de Gondi, archevêque de Paris, avait cédé à saint Vincent de Paul, le ie!r mars 1624, le principalat du collège des Bons-Enfants, afin qu’il eût un local pour loger les prêtres désireux de se joindre à lui en vue de donner des missions dans les campagnes. Ce collège, un des plus anciens de l’Université, était presque abandonné ; ses murs tombaient en ruines. Le saint attendit la mort de Madame de Gondi pour venir l’habiter. Il eut, au début, deux auxiliaires : Antoine Portail, qui lui restera fidèle jusqu’à la mort, et un autre prêtre, dont on ignore le nom, mais qui n’est certainement pas Adrien Gambart, comme on l’a supposé à tort, car Adrien Gambart fut ordonné prêtre en 1633. (Voir sa notice en tête du Missionnaire • -paroissial , éd. Migne, 1866, dans la C olleciion intégrale et universelle des Orateurs chrétiens , Paris, 1844-1892, 100 vol. in-40, t. 89. 1 Quand les missionnaires allaient aux champs, ce qui arrivait souvent, les clefs étaient confiées à un voisin.
3. Il y avait un autre collège des Bons-Enfants dans le quartier du Louvre.
4. Le rapport des experts, daté du 27 juillet, nous donne une idée de l’état des bâtiments. « On y voit que le corps de logis en aile, à
considéré, mondit sieur, il vous plaise, afin d’être plus certiore* * * * 5 des réparations nécessaires audit collège, ordonner qu’il seira vu et visité pur deux maîtres jurés maçons, ou tels autres qu’il vous plaira nommer, lesquels en feront leur rapport pour ce faire et ordonner ce que de raison ; et ferez justice 6.
Suscription : A Monsieur le prévôt de Paris ou Monsieur le lieutenant civil conservateur des privilèges de l’Université.
Mademoiselle,
Du 30 octobre 1626.
jamais !
gauche en entrant, le plus considérable de tous, était inhabité pour sa trop grande caducité et qu’il fut jugé nécessaire de l’abattre pour le reconstruire de fond en comble ; que les autres avaient tous besoin de réparations considérables, non seulement relativement aux couvertures, lambris, cloisons, portes et croisées, dont la plupart ne va¬
laient rien, mais aussi par rapport aux gros murs, aux fosses d’aisance, aux planchers et aux escaliers. » ( Réflexions sur les différents com-ptes du collège des Bons-Enfants en réponse aux observa¬
tions du sieur Reboul , archiviste du collège Louis-le-Grand sur le
même objet , Arch. Nat. H5 3288.)