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Voir lettre 263, note

je me crains que Madame la présidente Goussault se trouvât mal de coucher sur la rue 2. Il me semble lui avoir ouï dire qu’elle est incommodée quand cela arrive ; et puis d’ailleurs il est à craindre que ses parents, notamment Madame sa mère, ne le trouvât mauvais.

Il n’y a rien qui presse pour votre retraite. Il n’y a pas long- temps que vous êtes sortie de maladie, je craindrais que ce serait trop tôt vous exposer à ce travail. Au nom de Dieu, Mademoiselle, allons doucement.

Je me crains bien de ne pouvoir aller chez vous, et ai peine de vous donner celle d’avoir un carrosse pour venir ici. Que si pourtant vous pouvez le dernier demain à huit ou neuf heures, vous serez la bienvenue. Mais, au nom de Dieu, ne vous empressez pas.

Quant à ces filles, je n’entends pas bien ce que vous m’en dites. Nous en parlerons à la première vue, à laquelle vous prendrez la peine, s’il vous plaît, de nous rapporter le cordon. Soyez cependant gaie et soigneuse de votre santé, et ressouvenez-vous que je suis, en l’amour de Notre-Seigneur 3, v. s.

Suscrifttion : A Mademoiselle Mademoiselle De Gras.

Mademoiselle,

[Entre 1636 et 1642 1.]

Il me semble que vous ne sauriez commencer vos exer-

2. Madame Goussault faisait sa retraite chez Louise de Marillac.

3. Le saint avait d’abord écrit : que je suis, de toute V étendue de mon affection ; puis, trouvant sa phrase trop tendre, il barra ces mots et les remplaça par ceux qu’on lit dans le texte.

Lettre 268. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Dates extrêmes du séjour de Louise de Marillac à La Chapelle. On ne peut s’empêcher de remarquer que le ton général de la lettre étonne à une époque aussi tardive.

cices en un temps plus propre. Les religieux et les religieuses les font pour La. plupart à présent. Commencez donc demain lundi, s’il vous plaît. Trois demi-quarts d’heure vous suffiront par jour pour votre oraison, demi-heure pour chaque oraison, les deux le matin à huit et à dix heures et demie, et l’autre à 4 heures 2.

Bien volontiers j’entendrai votre confession à La Chapelle. Pourrez-vous avoir un carrosse ? Sinon, je tâcherai d’aller à Saint-Victor 3 ; mais cela ne se fera pas sans quelque difficulté de ce lieu-là. Vous finirez samedi au soir, irez à la messe tous les jours. Vous ferez dire que vous êtes empêchée et remettrez ceux qui auraient à faire nécessairement à vous, immédiatement après votre dîner, et couperez court. Vous communierez jeudi prochain, prendrez seulement les matières de l’oraison que M. de Genève 4 met au commencement et à la fin de son Introduction 5 et les départirez en façon qu’elles vous suffisent et les fassiez toutes, et en pourrez faire quelquesunes deux fois, selon l’attrait que Notre-Seigneur vous donnera. Lisez le Nouveau Testament, outre les autres lectures que je vous ai proposées. Ecrivez-moi tous les deux jours sommairement ce qui se passera et votre disposition du corps et de l’esprit, et tâchez sur toutes choses de ne vous pas empresser ; mais faites tout doucement comme vous pouvez vous représenter que faisait le bon M. de Genève.

Je ne vous prie point de vous ressouvenir de moi en vos prières, pource que je ne fais point de doute qu’après le petit Le Gras vous ne me mettiez au premier rang ; non pas que je le mérite ; mais La, connaissance que vous

2. Tel est le texte de l’original. La phrase n’a de sens que si on lit trois demi-heures au lieu de trois demi-quarts d'heure.

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