Voir lettre 273, note
gnon2 pour lui en parler, ou bien vous aurez plus tôt fait d’écrire à Mademoiselle Desbordes et la prier qu’elle vous aille voir pour lui communiquer un affaire que vous faites difficulté de lui écrire ; et je pense qu’il est bon que vous le fassiez plus tôt que plus tard, tandis que le prêtre est encore malade.
Bon jour, Mademoiselle. Je vis hier M. votre fils, qui me paraît plus tournant à l’ecclésiastique. Je vous prie de me mander si vous lui avez dit ce que vous m’avez mandé touchant Mademoiselle Poulaillon.
Je suis en l’amour de Notre-Seigneur, Mademoiselle, votre très humble serviteur.
Vincent Depaul.
Je trouvai hier au soir cette lettre, que je croyais vous avoir envoyée ; il y a trois jours que je l’ai écrite. Si je le puis tantôt, j’aurai le bien de vous voir à La Chapelle.
Mademoiselle,
Lundi matin, aux Bons-Enfants [Vers novembre 1637 L]
L’on me demande fort souvent des ecclésiastiques
2. Guillaume de Lamoignon, marquis de Basville et conseiller au Parlement de Paris, homme d’une insigne piété et d’un grand caractère, qui devint en 1644 maître des requêtes et en 1658 premier président au Parlement de Paris. En lui annonçant sa nomination de premier président, Louis XIV lui dit : « Si j’avais connu un plus homme de bien, un plus digne sujet, je l’aurais choisi. » Il fut l’ami et le protecteur des gens de lettres, particulièrement de Boileau, qui lui adressa sa sixième épître et écrivit le Lutrin sur sa demande. Il était intimement lié avec saint Vincent de Paul. Il recueillit chez lui ceux des missionnaires qui tombèrent malades à Etampes en secourant les pauvres. Sa mère et sa sœur prirent une grande part aux œuvres du saint. Il mourut le 10 décembre 1677. ( Vie de M. le -premier président de Lamoignon , Paris, 1781, in-4.)
Lettre 277. — Pémartin, op. cit ., t. II, p. 28, lettre 545.