‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 344 sur 500 · A ANTOINE LUCAS · texte numérisé non relu

A ANTOINE LUCAS

Monsieur,

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Vous avez bien fait, Monsieur, de ne pas accepter les offres de M. le vicomte de Soudé \ et ferez bien de n’écouter jamais la proposition de nous nourrir ; c’est une règle fondamentale de notre petit Institut. Or sus, je suppose que vous avez ainsi achevé avant la réception de la présente et que vous irez faire ensuite les visites que vous me dites que vous désirez faire aux lieux que vous avez été. Mais, cela fait, Monsieur, je vous supplie de vous reposer à Montmirail jusques à ce que vous ayez repris vos forces, pour recommencer à travailler aux villages qui dépendent de Montmirail et du diocèse de Troyes ; et puis nous verrons si Monseigneur de Soissons * 1 2 agréera que l’on travaille dans ceux de son diocèse. Je ne vois pas de moyen de le faire ce carême dans la ville, à cause qu’il ne nous a pas voulu donner la station.

Que vous dirai-je de ce bon, mais fâcheux garçon, sinon que je suis affligé de ce qu’il s’est tant oublié que de vous tenir les discours que M. du Chesne 3 me

Lettre 294. — L. a. — Dossier de Turin, original.

1. Desbordes, auditeur des comptes. Saint Vincent disait un jour de lui : « Cet homme-là aime Dieu plus que je ne vous saurais dire, mais d’un amour sensible ; c’est de plus un homme qui a une grâce merveilleuse pour accorder les différends. »

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