‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 371 sur 500 · A LAMBERT AUX COUTEAUX · texte numérisé non relu

A LAMBERT AUX COUTEAUX

Monsieur,

De Paris, ce 15 mars 1638.

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Je reçus hier la vôtre du 4 de ce mois, mais non encore celle de M. l’avocat du roi de Loudun. Je suis bien consolé de ce que vous vous meublez peu à peu. Il n’est pas temps de parler d’avancer l’église. Je n’en perdrai point l’occasion ; car j’ai bien de la peine de vous voir souffrir * 1 dans ce petit lieu.

Béni soit Dieu du succès de votre mission et de celle de Messieurs Buissot et Durot ! Oh ! que le succès de ceux-ci doit servir à plusieurs d’entre nous !

Je suis un peu en peine de l’indisposition de M. Gourrant et de celle de Bastien2. Quoique j’aie une parfaite confiance en votre soin, au nom de Notre-Seigneur, Monsieur, souffrez que je les vous recommande.

Quant à ce que vous dites que M. Codoing s’attache fort à donner de l’intelligence du 6e commandement, je vous supplie, Monsieur, de lui dire que je le prie très humblement de n’en plus parler, à Richelieu ni ailleurs, que fort sobrement 3, pour quelques raisons que je lui dirai, qui sont d’importance très grande 4.

Je m’en vas à Rueil et ferai parler à Monseigneur 5 de

Lettre 316. — L. a. — Dossier de Turin, original.

1. Première rédaction : de la peine de voir souffrir ceux de qui nous... Saint Vincent a barré ces quatre derniers mots et ajouté en interligne vous avant voir.

2. Sébastien Nodo, frère coadjuteur, né vers 1603 au diocèse de Rouen, reçu dans la congrégation de la Mission en 1633.

3. Les mots ni ailleurs que fort sobrement sont en interligne.

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