‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 380 sur 500 · AU DUC D’ATRI · texte numérisé non relu

AU DUC D’ATRI

[Vers mars 1638 * 1 2.]

Monseigneur,

M. le comte de Bourlemont 3 et M. l’abbé son fils 4 m’ont fait l’honneur de me dire que Votre Grandeur au-

lui rendisse compte de l’état de

Mademoiselle d’Atri, votre fille 5, afin que de là Votre Grandeur puisse juger ce qui lui sera le meilleur ; ce que je leur promis que je ferai d’autant plus volontiers,

Monseigneur, que je dois à une particulière bénédiction

de Dieu l’occasion de servir Votre Grandeur.

Il y a 3 ou 4 mois que j’eus ordre de M. l’official de Paris de visiter Mademoiselle votredite fille, sur ce que M. le comte de Maure 6 lui avait demandé permission de

Lettre 321. — Reg. 1, f° 7 v°. — Le copiste a pris son texte sur la minute, écrite de la main de saint Vincent.

1. Scipion d’Acquaviva d’Aragon, duc d’Atri, époux de Geneviève Doni d’Attichy, qui était, par sa mère Valence de Marillac, cousine germaine de Louise de Marillac. Pour le punir d’avoir servi la France, le gouvernement espagnol le dépouilla de tous ses biens, qui passèrent aux mains de ses enfants. Son fils Joseph-François mourut en 1643, sans laisser de postérité. Une de ses deux filles, Marie, entra au Carmel. L’autre, Marie-Angélique, est celle dont il est ici question.

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