‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 400 sur 500 · Nous reconnaîtrons , nous récompenserons · texte numérisé non relu

Nous reconnaîtrons , nous récompenserons

Lettre 331. — L. a. — Dossier de Turin, original.

Je revins hier de Limouron fort tard et n’ai pu encore lire que votre lettre et celle de M. Marceille. Je vous envoie ce bon enfant de Mespuits h que j’ai trouvé céans, faute que M. Portail ne le vous a envoyé. Vous lui ferez faire sa retraite d’abord, s’il vous plaît. Je retiens le petit Jean jusques à demain.

Par la grâce de Dieu, je me porte bien de mon voyage. C’est un grand cas que, pendant que j’ai été ici sans rien faire, je me suis trouvé quasi comme à Paris, et que le grand tracas m’a quasi ôté mon incommodité tout à fait. Si je continue en l’état que je suis, je m’en retournerai vers la fin de la semaine, Dieu aidant.

Que vous dirai-je cependant de M. le prieur 1 2 ? S’il y a quelque sujet de l’aller voir, vous le ferez, ou M. de Marceille ; cependant je ne sais s’il a parlé au dernier bail du Bourget. Je suis été étonné de ce qu’on m’a mandé que j’avais dit qu’on le passât en mon absence, pource que je pense ne m’être pas bien fait entendre. Il me semble que j’avais dit qu’on remît le fermier à mon retour ; car je voyais bien qu’il y avait quelque chose à faire trouver bon à M. le prieur. C’est sans doute que M. de Marceille l’entendit autrement. Je sais pourtant que j’ai parlé de l’offre dudit premier à mondit sieur le prieur le jour avant mon départ et qu’il me dit qu’il valait mieux accepter son offre que celui qu’un autre faisait.

Te vous supplie, Monsieur, que l’un de nos portiers ne sorte jamais de la porte pour quelque raison que ce soit, et qu’il y en ait toujours deux.

Vous ne me dites point qui c’est qui fait les prisons et qui en a les clefs.

Que vous dirai-je touchant ces personnes qui demandent à être de la compagnie ? Rien, sinon que je m’en

Page 1