‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 404 sur 500 · A JEAN DE FONTENEIL · texte numérisé non relu

A JEAN DE FONTENEIL

je vous rends mille actions de grâces de la charité que vous avez faite au pauvre Beyrie 1 et prie Dieu qu’il soit sa patience et votre récompense.

Lettre 333. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Année pendant laquelle la peste sévit avec une violence exceptionnelle à Paris. Saint Vincent ne jugea pas à propos d’interrompre alors le service de la collation.

Lettre 334. — ■ L. a. — Dossier de Turin, original.

1. Ce nom se rencontre très souvent dans les anciens registres de catholicité du village natal de saint Vincent de Paul. Ce Beyrie ne serait-il pas le fils d’une des sœurs du saint ?

j’ai envoyé votre paquet à Châlons et n’en ai point reçu réponse à vous faire tenir. S’il vous plaît de récrire, je donnerai charge expresse à La maîtresse du coche, qui est de ma connaissance, de la retirer.

je suis, de plus, infiniment consolé de la bénédiction qu’il plaît à Dieu de donner à votre sainte communauté et Te prie qu’il la bénisse de plus en plus. Il me semble que vous ne devez point avoir de la peine d’avoir mis tant de temps à honorer la vie cachée de Notre-Seigneur, ni ne devez faire difficulté de commencer à faire paraître la pointe de cette aurore sur l’horizon des rencontres, dans l’esprit d’humilité dont il me semble que Notre- Seigneur vous a fait part.

Vous êtes notre recours à Bordeaux dans toutes les occasions qui se présentent. Je vous supplie, Monsieur, de me pardonner si j’en use trop librement.

Nous rappelons ici M. Grenu. Peut-être qu’il passera chez vous et qu’il se pourra rencontrer avec Messieurs de Sergis et Brunet ou encore avec M. Boudet, qui s’en va de Bretagne à Toulouse. Si les uns et les autres ont besoin de l’argent à change, je vous supplie, Monsieur, de leur en faire bailler, et j’acquitterai la lettre à point nommé.

Je salue Messieurs de votre compagnie avec toute l’humilité et la révérence qui m’est possible, et suis, en l’amour de Notre-Seigneur, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

De Paris, ce 20 juillet 1638.

Suscription : A Monsieur Monsieur de Fonteneil, chanoine du chapitre de Saint-Seurin, à Bordeaux.

Mademoiselle,

[1638 ou 1639 * 1.]

La grâce de Notre-Seigneur soit avec vous pour jamais !

Prendriez-vous bien un enfant trouvé qui fut apporté hier céans par des gens de qualité, qui le trouvèrent dans un champ qui dépend de céans ? Il n’a que deux ou trois jours et fut baptisé hier au soir à Saint-Laurent. Etant de la qualité des enfants trouvés, il n’y a rien à redire, sinon que vous ne le prenez point à la Couche ni à rHôtel-Dieu. Si l’on juge qu’il soit expédient de faire cette cérémonie, l’on le fera. Je vous supplie cependant de le recevoir, Mademoiselle, et de le recommander à la nourrice.

Bon jour, Mademoiselle. Je suis, en l’amour de Nôtre- Seigneur, Mademoiselle, votre serviteur très humble.

Ce mardi matin.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

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