‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 426 sur 500 · Marie de Creil, veuve de René de Marillac · texte numérisé non relu

Marie de Creil, veuve de René de Marillac

3. Michel de Marillac, conseiller au parlement de Paris, petit-fils du garde des sceaux de même nom.

seigneur 4 et de la grossesse de Madame sa femme5 ? je ne sais qui m’en donne la curiosité ; mais il me semble que cette famille me touche le cœur avec tendresse.

j’attends la sauvegarde que M. le chancelier 6 nous fait espérer, et suis, en l’amour de Notre-Segneur, Mademoiselle, votre très humble et très obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

Ce samedi matin.

J’ai reçu, ce matin, la vôtre, depuis la présente écrite, pour réponse à laquelle je vous dirai que M. votre fils a dit à ‘Monsieur de la Salle qu’il n’entrait en cette condition que pource que vous le vouliez, qu’il s’est désiré la mort 7 à cause de cela et que pour vous complaire il prendrait les moindres ordres. Or, cela, est-ce une vocation. ? Je crois qu’il aimerait mieux mourir qu'il ne souhaite votre mort. Quoi que ce soit, ou que cela vienne de la nature ou du diable, sa volonté n’est pas libre pour se déterminer en chose de telle importance, et vous ne le devez pas désirer. Il y a quelque temps qu’un bon enfant de cette ville prit le [sous-diaconat] 8 en cet esprit-là et n’a pu passer aux autres ordres ; voulezvous exposer M. votre fils au même danger ? Laissez-le conduire à Dieu ; il est plus son père que vous n’êtes sa mère, et l’aime plus que vous. Laissez-lui en avoir la conduite. Il saura bien l’appeler en un autre temps, s’il le désire, ou lui donner l’emploi convenable à son salut. Je me ressouviens d’un prêtre, qui a été céans, qui a pris

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