‹ Correspondance, entretiens, documentsChapitre 43 sur 500 · Voir la lettre · texte numérisé non relu

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selle jugera à propos qu’elle demeure quelques jours, en attendant, chez vous. Si cela est, je ne doute point que votre charité ne s’y accorde et qu’elle n’agrée la confiance avec laquelle j’agis avec vous.

Je ne vous dis rien de ce que vous m’avez écrit, pource que j’espère de vous voir pendant la fin de ce mois et d’en parler bouche à bouche.

Que diriez-vous, ma chère fille, du département 2 qui m’est tombé en notre mission, en l’une des terres de Monsieur de Viney 3 ? Certes, il me semble, confessant ces bonnes gens, que je vois devant moi leur bonne Mademoiselle 4, qu’ils aiment tant. Ne pensant pas de vous pouvoir écrire, je l’ai priée, par celle que je lui écris, de vous prier de nous envoyer une douzaine de chemises de toute sorte. Faites-le donc, Mademoiselle, je vous en prie, et tenez-vous bien gaie, dans la disposition de vouloir tout ce que Dieu veut 5. Et pource que son bon plaisir esc que nous nous tenions toujours en la sainte joie de son amour, tenons-nous-y et attachons-nous-y inséparablement en ce monde, pour être un jour une même chose en lui, en l’amour duquel je suis, Mademoiselle, votre très humble et obéissant serviteur.

Vincent Depaul.

De Villecien 6, ce 9 février 1628.

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