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sacerdotum Missionis Lutetiae Parisiorum fundatae, et magister Ludovicus Callon, doctor Sorbonicus 2, Antonius Portail 3, Franciscus du Coudray, Joannes de la
2. Au dire du R. P. Placide Gallemant ( La vie du vénérable -près ire de J.-C. M. Jacques Gallemant, Paris, 1653, in-40, p. 231), Louis Callon, docteur de Sorbonne, était de ces hommes « en qui la sainteté, la science, le zèle et la simplicité avaient fait une belle alliance ». A ces dons s’ajoutaient ceux de la fortune, car ses parents lui avaient laissé de cinquante à soixante mille livres, somme importante pour l’époque- Il abandonna la cure d’Aumale, son pays natal, pour entrer en juillet 1626 dans la congrégation de la Mission. Après un séjour d’assez courte durée au collège des Pons-Enfants, il revint à Aumale, du consentement de saint Vincent, qui continua de le regarder comme un des siens. Le bien qu’il y fit est considérable. Il fonda un collège dans sa maison paternelle, acheta une maison pour l’école des filles, vint en aide à l’église paroissiale, à l’hôpital, au couvent des religieux pénitents. Les Feuillants de Rouen et d’autres communautés bénéficièrent également de ses largesses. Le 23 août rÔ29, il remettait 4.000 livres à saint Vincent pour une fondation de missions qui devaient se donner tous les deux ans par deux prêtres de la congrégation dans le diocèse de Rouen et plus spécialement dans le doyenné d’Aumale. Il prêcha lui-même dans les diocèses de Rouen, Paris, Meaux, Chartres et Senlis. Au milieu de ses travaux, il trouva le temps d’écrire divers ouvrages de piété, entre autres un Traité pour la préparation à la sainte communion, Rouen, et Le catéchisme de la chasteté honorable , Paris, 1639. Sentant sa fin prochaine, il quitta Rouen pour aller mourir à Saint-Lazare ; mais le mal l’empêcha de dépasser Vernon, où il s’éteignit, le 26 août 1647, dans le couvent des religieux du Tiers- Ordre de Saint-François. Le R. P. Placide Gallemant, son ami, lui a consacré quelques pages de son livre sur Jacques Gallemant. {Opcit.i pp. 319-328.)
3. Antoine Portail, né à Beaucaire, le 22 novembre 1590, vint à Paris pour étudier en Sorbonne. Il y connut saint Vincent vers 1612 et s’attacha à lui. Du jour de son ordination (1622) à celui de sa mort (1660), il fut l’auxiliaire du saint, qui l’employa d’abord au service des galériens, le reçut avant tout autre dans sa nouvelle congrégation, l’initia au ministère des missions et à l’œuvre des ordinands, le choisit comme premier assistant en 1642 et lui donna la direction des Filles de la Charité. Antoine Portail quitta Paris en 1646 pour faire la visite des maisons de sa congrégation ; il commença par l’ouest de la France, puis descendit dans le midi, passa en Italie et ne fut de retour à Saint-Lazare qu’en septembre 1649. Sauf une assez longue absence en 1635, ü ne quitta presque plus la maison-mère. On lui doit une nouvelle édition des Méditations de Busée, qu’il remania et augmenta considérablement. La mort l’enleva le 14 février 1660, après une maladie de neuf jours. ( Notices sur les prêtres , clercs et frères défunts de la C ongrêgation de la Mission , Paris, 1881-1911, 10 vol. in-8° en 2 séries, ire série, t. I, pp. 1-94.)
Salle, Joannes Bécu 4 5, Antonius Lucas3, Josephus Brunet 6, Joannes Dehorgriy 7, dioecesum Aquensis, Rothomagensis, Arelatensis, Ambianensis, Parisiensis, Claromontensis, Noviomensis, innuentes supranominati suppliantes quod, cum dominus Philippus Emmanuel de Gondy, cornes Juniocensis, marquio Insularum Aurearum, eques torquatus utriusque ordinis 8, Regis a con-
4. Jean Bécu était de Braches (Somme), où il naquit le 24 avril 1592. Il fut ordonné prêtre en septembre 1616 et vint, en septembre 1626, se joindre aux premiers compagnons de saint Vincent. Deux de ses frères, Benoît et Hubert, le suivirent dans la congrégation, ce dernier à titre de frère coadjuteur, et une de ses soeurs entra chez les Filles de la Charité. La direction de la maison de Toul lui fut confiée de 1642 à 1646. De retour à Paris, il y passa le reste de sa vie. Il mourut le 19 janvier 1667, après avoir exercé les charges de vice-visiteur, puis de visiteur de la province de France. ( Notices , t. I, pp. 125-133.)
5. Antoine Lucas, né à Paris le 20 janvier 1600, avait fait de fortes études en Sorbonne. Il entra dans la congrégation de la Mission en décembre 1626 et fut ordonné prêtre en septembre 1628. Son zèle, son talent pour la prédication, son habileté dans les controverses le firent apprécier du P. de Condren et de Jean-Jacques Olier, qui le demanda un jour à saint Vincent pour son instruction personnelle et la conversion d’un hérétique. Antoine Lucas était de la maison de La Rose en 1645. H dirigea l’établissement du Mans de 1647 à. 1651 et fut ensuite placé à Sedan.
6. Jean- Joseph Brunet naquit à Riom en 1597, s’unit aux compagnons de saint Vincent en 1627, donna des missions dans le Bordelais, fut placé à Alet, à Gênes et à Marseille, où il mourut le 6 août 1649, victime de son dévouement pour les pestiférés. ( Notices , t. I,
pp. 147-151-)
7. Jean Dehorgny, d’Estrées-Saint-Denis (Oise), entra dans la congrégation de la Mission au mois d’août 1627 et fut ordonné prêtre le 22 avril 1628. En 1632, quand saint Vincent s’établit à Saint- Lazare, Jean Dehorgny prit la direction du collège des Bons- Enfants, charge qu’il remplit jusqu’en 1635 et qu’il reprit de 1638 à 1643 et de ïÔ54 à 1659. Il fut de 1642 à 1644 et de 1654 à 1667 assistant du supérieur général, de 1644 à 1647 et de 1651 à 1653 supérieur de l’établissement de Rome, de 1660 à 1667 directeur des Filles de la Charité. En 1640, 1641, 1643, Id44, 1659 et 1660, il visita plusieurs maisons de la compagnie et rétablit le bon ordre partout où il en était besoin. Sa sympathie pour les idées iansénistes nous vaut deux belles lettres de saint Vincent, qui eut la joie de le voir revenir à des idées plus saines. Il vécut jusqu’au 7 juillet 1667. On a de lui vingt-trois conférences aux Filles de la Charité et plusieurs lettres. {Notices, t. I, pp. 153-220.)