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Les membres de la confrérie n’étaient pas élus à vie

5. Nom donné à la sœur chargée de distribuer la viande aux pauvres.

Mon indisposition, dont je vous vois touchée, est des plus petites ; et n’était que l’on m’a fait prendre médecine aujourd’hui, je serais sorti. Je vous remercie du soin que vous en avez.

Nous n’avons point de l’eau. J’en envoie quérir chez Monsieur Deure. Monsieur du Fresne et Mademoiselle sa. sœur s’en vont vendredi à Villepreux. Dieu sait si votre considération ne hâte pas un peu le voyage.

Le petit Michel se porte bien. Frère Robert 6 l’est allé voir de ma part. Il lui a témoigné qu’il est fort gai et content. Soyez-le vous aussi, Mademoiselle, je vous prie, puisqu’il plaît à Dieu que vous le soyez.

Je suis, en son amour et celui de sa sainte Mère, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

Ce mardi à midi.

Nos recommandations à votre Marthe.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras à Villepreux.

[Vers IÔ301.]

Béni soit Dieu de ce que vous voilà dégagée de la première affection. Nous parlerons de l’autre au premier rencontre ; je dis de celle de votre confesseur2. Faites

6. Aucun frère coadjuteur ne portait alors le petit nom de Robert. Il s’agit sans doute ici de Robert de Sergis, né le 2 mars 1608 à Auvers, près Pontoise, reçu dans la congrégation de la Mission en juin 1628, ordonné prêtre en avril 1632 et mort en décembre 1640 ou janvier 1041.

Lettre 49. — L. a. — Original chez les Filles de la Charité de Somma Vesuviana (Italie).

r. La nature des conseils que le saint donne à Louise de Marillac nous fait regarder cette lettre comme antérieure à la fondation des Filles de la Charité.

2. Louise de Marillac s’était mise sous la direction de saint Vin-

cependant ce qu’il vous conseille et tout ce que votre ferveur propose, excepté la discipline, sinon trois fois par semaine. Lisez le livre de l’amour de Dieu 3, notamment celui qui traite de la volonté de Dieu et de l’indifférence. Quant à tous ces 33 actes à l’humanité sainte 4 et aux autres, ne vous peinez pas quand vous y manquerez. Dieu est amour et veut que l’on aille par amour. Ne vous tenez donc point obligée à tous ces bons propos.

Je vous supplie m’excuser de ce que je ne vous ai pu écrire qu’à ce soir, et de prier Dieu pour nous.

Je suis, en son amour et celui de sa sainte Mère, Madame 5, votre très humble serviteur.

La pratique envers Marie m’agrée, pourvu que vous y procédiez doucement.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

[Vers I6301 *.]

Il me semble que ce sera assez de mettre en votre notre

cent dès 1624. Elle s’en trouvait bien, et souffrait beaucoup des absences de son directeur. Le saint aurait désiré plus d’indifférence, Le Camus, évêque de Bellay, écrivait déjà à Louise le 26 juillet 1625 : « Pardonnez-moi, ma très chère sœur, si je vous dis que vous vous attachez un peu trop à ceux qui. vous conduisent et vous appuyez un peu trop sur eux. Voilà M. Vincent éclipsé, et Mademoiselle Le Gras hors de pile et désorientée. » (Dossier des Filles

de la Charité, original-)

3. Le Traité de V amour de Dieu [par saint François de Sales], Lyon, 1620, in-Sg

4. En mémoire des trente-trois années que Notre-Seigneur passa sur la terre.

5. Ce mot a échappé à la plume du saint. Louise de Marillac n’avait pas droit au titre de Madame. La lettre est d’ailleurs adressée à Mademoiselle Le Gras.

Lettre 50, — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. La lettre est antérieure à la fondation des Filles de la Charité.

tableau 2 les mêmes paroles de l’original 3. Mademoiselle, mettez-les-y donc, s’il vous plaît, et moi je conserverai dans mon cœur celles que vous m’écrivez de votre généreuse résolution d’honorer l’adorable vie cachée de Notre-Seigneur, ainsi que Notre-Seigneur vous en a donné le désir dès votre jeunesse 4. O ma chère 5, que cette pensée sent l’inspiration de Dieu et quelle est éloignée de Ja chair et du sang ! Or sus, c’est là l’assiette qu’il faut à une chère hile de Dieu. Tenez-vous-y, Mademoiselle, et résistez courageusement à tous les sentiments qui vous arriveront contraires à celui-ci, et assurez-vous que vous serez par ce moyen dans l’état que Dieu vous demande pour vous faire passer à un autre, pour sa plus grande gloire, s’il le juge ainsi expédient ; sinon, vous êtes toujours assurée que vous ferez incessamment la sainte volonté de Dieu en celui-ci, qui est la fm à laquelle nous tendons et à laquelle ont tendu les saints et sans laquelle nul ne peut être bienheureux 6.

Je vous demande pardon de ce que j’ai tant retenu votre garçon, à cause de quantité de divertissements que

2. Votre , parce qu’il était peint par Louise de Marillac ; notre , parce qu’elle le destinait au saint. La fondatrice avait du goût pour la peinture. Nous avons encore des tableaux faits par elle « petites aquarelles d’un dessin délicat, d’un frais coloris, mais plutôt images naïves que véritables oeuvres d’art ». ( La V énérable Louise de Marillac , par Mgr Baunard, Paris, 1898, p. 8.)

3. Le saint entend parler du tableau que copiait Louise de Marillac. Maynard n’a pas su comprendre cette phrase. Il suppose ( Saint Vincent de Paul , troisième édition, Paris, 1886, 4 vol. in-12, t. III, p. 239) que Louise de Marillac avait résumé en un tableau les résolutions et les sentiments contenus dans l’acte de consécration qu’elle fit peu après la mort de son mari.

4. Dans sa jeunesse Louise de Marillac avait eu l’idée d’entrer chez les Capucines ; et elle aurait donné suite à son projet si le mauvais état de sa santé n’y avait mis obstacle.

5. Expression inusitée sous la plume du saint, qui a sans doute voulu écrire : O ma chère fille !

6. Même sens que s’il y avait : vous ferez incessamment en celui-ci la sainte volonté de Dieu, qui, etc.

j’ai eus, qui vous désire une des plus parfaites images 7 faites à la semblance de Dieu 8..., et qui ai, en son amour, si me semble, un même cœur avec vous, et suis votre serviteur très humble.

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