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3. Il semble qu’en écrivant ces mots saint Vincent ait eu en vue la vocation de Louise de Marillac.

Lettre 54. — Procès de Béatification, déposition de Jean-Jacques de Castetja, petit-fils de Jean de Saint-Martin et curé de Saint-Paul (Landes), qui détenait l’original en 1706.

1. Le chanoine de Saint-Martin était alors à Paris ; il s’agit ici, croyons-nous, de Louis de Saint-Martin, époux de Catherine de Cornet.

2. Ce fut ce neveu qui porta la lettre de saint Vincent. Il était

venu consulter son oncle sur une promesse de mariage. Abelly donne des détails intéressants sur sa visite [op. cit., t. III, chap. xiii, sect. [, p. 208 ; chap. xix, p. 292) ; on en trouve d’autres dans les dé-

dix écus, avant de quitter la capitale, et que cet argent venait d’une aumône, non du bien destiné aux missions. Puis il ajoute :

Je vous supplie, Monsieur, si l’humeur prenait à queh qu’autre mien parent de m’en venir voir, de l’en détourner, parce que, n’ayant pas moyen de leur faire du bien, ils prendront beaucoup de peine sans profit.

Mademoiselle,

[Septembre 163g* 1.]

La grâce de Notre- Seigneur soit avec vous pour jamais !

Ce n’est pas aller sans sujet que d’aller voir une personne de la qualité de celle qui vous demande 2 et qui peut-être a besoin de votre conseil pour se résoudre à quelque chose de bien bon. Allez donc, Mademoiselle, allez, au nom de Notre-Seigneur et avec sa bénédiction. Que si l’occasion de faire quelque chose à l’égard des enfants de ce lieu-là 3 se présente, faites-le avec précaution ; il en faut beaucoup en ce diocèse-là. L’autorité néanmoins de la dame du lieu sera la vôtre en celle de Notre-Seigneur, en ne faisant pas d’éclat.

Pour la communion, je pense que vous ferez bien de

positions au procès de béatification de Jean-Jacques Castetja, Jean de Paul, Charles Le Blanc, Anne Varin et Jacques d’Apremont.

Lettre 55. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. Cette lettre a été écrite à l’époque des vacances, avant l’installation de saint Vincent à Saint-Lazare et alors que Louise de Marillac était à la tête de la Charité de Saint-Nicolas, en 1630 par conséquent, car en septembre et octobre 1631 Louise n’était pas à Paris.

2. Probablement Geneviève d’Attichy, épouse de Scipion d’Aquaviva, duc d’Atri.

3. Probablement Attichy, au diocèse de Soissons, non loin du diocèse de Beauvais.

vous contenter de ce que vous aviez accoutumé ; et pour Monsieur votre fils, il sera le très bien venu après que les ordinands se seront retirés, d’ici à dix ou onze jours, parce que nous n’avons ni lit ni chambre où le mettre. Ordonnez-lui donc de venir en ce temps-là, s’il vous plaît.

Monsieur Dehorgny vous ira parler du jeune homme qu’on désire envoyer céans ; et moi je vous demande pardon si je n’ai l’honneur de vous voir avant votre départ, à cause de l’embarras que nous avons ici.

Je vous supplie de me mander si votre Charité 4 est bien riche et si vous avez besoin d’argent, et de croire que, grâces à Dieu, je me porte bien et que je suis votre serviteur.

Vincent.

Il ne faut pas approcher si près des Charités du diocèse de Beauvais sans les visiter à loisir. Peut-être que Mademoiselle d’Attichy 5 sera bien aise d’aller à la plus proche.

Suscription : A Mademoiselle Mademoiselle Le Gras.

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