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D’une part, le nom de Mademoiselle du Fay ne paraît dans

IIO

Me voici revenu ; mais en doute s’il ne me faut point retourner aux champs pour sept ou huit jours ; et pource que nous avons quelques affaires qui m’occuperont aujourd’hui et m’empêcheront le bonheur de vous aller voir chez vous, je vous supplie très humblement de me faire la faveur, si vous venez vers ces quartiers environ les deux heures, de m’envoyer quérir chez Mademoiselle Le Gras, et je vous y irai trouver, ou vous supplierai de venir jusques à Sainte-Marie du faubourg, au cas que je ne me puisse rendre chez madite demoiselle à cette heure-là. Vous voyez bien, Mademoiselle, la confiance que j’ai que votre cœur n’a jamais de volonté et qu’il se laisse tourner à toute main. Oh ! heureuse assiette d’un cœur qui est en cet état !

Bonjour, Mademoiselle. Je suis, en l’amour de Notre- Seigneur et de sa sainte Mère, votre très humble serviteur.

Vincent Depaul.

[Mai 1631 * 1.]

Ma petite indisposition n’est point ma petite Lèvre ordinaire, mais un petit mal de jambe, à cause d’une petite atteinte d’un coup de pied de cheval, et d’une petite tumeur, qui avait commencé huit ou quinze jours auparavant ; ce qui est si peu de chose que, n’était un peu de tendresse qu’il y a en mon fait, je ne laisserais

aucune des lettres qui sont certainement antérieures à 1626 ; de l’autre, il semble que celle-ci a été écrite avant que saint Vincent se soit transporté à Saint-Lazare (8 janvier 1632).

Lettre 69. — L. a. — Dossier des Filles de la Charité, original.

1. M. Vincent n’aurait pas attendu plus longtemps pour dire à Louise de Marillac d’envoyer une lettre de remerciements à M. Bourdoise.

point d’aller par ville. Je vous remercie du soin que vous en avez et vous prie de ne vous en mettre point en peine, pource que ce n’est rien.

Pour la peine 2 intérieure qui vous a fait retirer de la sainte communion aujourd’hui, vous avez un peu mal fait. Voyez-vous pas bien que c’est une tentation ? et faut-il, en ce cas, donner prise à l’ennemi de la sainte communion ? Pensez-vous devenir plus capable de vous approcher de Dieu en vous en éloignant qu’en vous en approchant ? Oh ! certes, c’est une illusion.

Et pour le petit Michel, n’est-ce pas une autre tentation de vous troubler par l’appréhension de la sujétion qu’il faudra lui rendre ? Oh ! certes, Notre- Seigneur a bien fait de ne vous pas prendre pour sa mère, puisque vous ne pensez pas trouver la volonté de Dieu dans le soin maternel qu’il requiert de vous pour votre fils ; ou peut-être que vous pensez que cela vous empêchera de faire la volonté de Dieu en autre chose ; rien moins encore, pource que la volonté de Dieu ne s’oppose point à la. volonté de Dieu. Honorez donc la tranquillité de la sainte Vierge en cas pareil.

Je suis bien aise de ce que vous nous enverrez demain ce bon enfant et de ce qu’il passera la matinée céans. J’espère aussi que vous lui permettrez d’y faire peinture et que vous honorerez la tranquillité de l’âme de Notre - Seigneur par un parfait acquiescement à sa sainte volonté en toutes choses.

Quant à la communauté 3, il sera bon que vous preniez la peine de les remercier bien affectueusement. Mais pour aucun présent, je ne pense pas que vous soyez maintenant si accommodée que vous leur en puissiez

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