‹ Correspondance et fragments inéditsChapitre 2 sur 11 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

carnets de voyage, des impressions cristallisées tontes fraîches en marge d’un catalogue de musée devant le tableau qui les fit naître, montreront dans Eugène Fromentin la sensibilité aux prises avec la pensée critique et la science du métier. Il n’est spectacle, semble-t-il, d’un attrait plus vif au regard des artistes et des curieux de psychologie.

Rien de piquant, rien d’instructif encore comme de relire un demi-siècle plus tard les jugements portés à l’origine sur des oeuvres de valeur. Les comptes rendus annuels des Salons de Fromentin dans les principales publications du temps ont donc fait ici l’objet d’extraits ou de brèves analyses.

Un dernier chapitre, laissant de côté l’écrivain, qu’on ne saurait aborder en si peu d’espace, tente de définir en quelques mots le peintre dans sa derrière manière et de préciser l’influence qu’il exerça sur les artistes de son temps, enfin d’ébaucher un portrait de l’homme tel que l’ont connu, en ses jours de célébrité, ses familiers et ses admirateurs.

Une bibliographie assez étendue, sans prétendre à être complète, est placée à la fin du volume. Elle sera de quelque secours à ceux qui, abordant l’étude du maître, auront le dessein de la pousser plus à fond.

En définitive, s’il pénètre moins avant dans l’intimité de l’auteur de Dominique, d’année en année plus jalousement interdite aux profanes, ce nouveau volume de correspondance et d’extraits suit néan-

moins pas à pas le développement de l’artiste, en même temps qu’il vient marquer d’un trait plus vigoureux la figure naguère esquissée au cours du premier.

De cette double publication, ni l’homme, ni le peintre, ni l’écrivain ne sortira diminué. Ses fidèles sauront mieux ce qu’ils aiment en lui, ce qui le grandit à leurs yeux. Tel fut, en mettant au jour ces documents, l’ardent souci du commentateur (1).

(1) Aux personnes que j’étais heureux de remercier en tête des Lettres de jeunesse, et tout, d’abord à Mme Alexandre Billotte, fille d’Eugène Fromentin, dont le concours a assuré cette publication tout entière, qu’il me soit permis d’ajouter quelques-uns des collaborateurs auxquels je dois plus particulièrement la matière de ce dernier volume : M. René Billotte, le neveu de l’artiste et le gardien scrupuleux de sa mémoire, a bien voulu me communiquer les lettres reçues par lui de Fromentin en 1870-1871 et m’autoriser à faire état des vivants souvenirs de son intimité avec le maître. — Mme Aurore Lauth-Sand a consenti à livrer au public, en 1909, dans la Revue de Paris, aujourd’hui dans les pages qui suivent, la correspondance entre son illustre aïeule- et le peintre de l’Algérie. — Mme Charles Busson et Mme Sautai, sa fille, Mlle Jeanne Bida, Mme Hamman, née Protais, ont mis de fort bonne grâce à ma disposition les lettres adressées à MM. Charles Busson, Alexandre Bida et Alexandre Protais avec lesquels Fromentin entretenait dans les dernières années de sa vie les relations les plus cordiales. — L’obligeante communication faite par M. Gaston Périer de la correspondance de son grand-père, M. Gaston Romieux, me permet d’offrir aux admirateurs de Dominique les seules pages où l’auteur ait causé avec un entier abandon du roman cher à tous les esprits délicats.

A ceux que je viens de nommer, à ceux aussi que j’ai dû me contenter de mentionner au cours de la correspondance et de nouveau à Mlle Lilia Beltrémieux et à Mme Ralph Wilson, née Bataillard, dont la contribution à ce dernier volume demeure inappréciable, j’adresse ici l’expression de ma très vive gratitude.

ET

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