L. Carnot, Duqdesnoy
(Copie, Arcli. nat., AF ii s3a, n° 209.)
'" Celait une lettre de la muniripalilé t'^' Ce canot, arme le 30 avril 1798,
de Dunkerque, du 17 avril 1798, écrite était commande' par rAméricain Robert
aux commissaires pour leur demander d'au- Ynott. 11 fut désarme le 10 mai suivant,
toriser des matelots non classés à faire la puis réarmé le 19 juin. (Cf. Foucart et
course sur un bâtiment à rames appelé le Finot, La défense nationale dans le I\ord,
Cent pieds. II, 53.)
fiy AVRIL 1793.] MlSSIOiN DANS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. 125
PARIS, 17 AVBIL 1793. LE CONSEIL EXECCTIF PROVISOIRE
E.WOIE PIERRE GADOLLE COMME AGENT SPECIAL À DUNKERQCE.
Le Conseil exe'cutif provisoire, conside'rant la situation de la ville de Dnnkerque, et qu'il est nécessaii"e qu'il soit exactement et régulièrement informé de tout ce qui peut se passer dans celte partie ; considérant qu'il n'est pas moins utile de connaître la disposition du peuple et notamment la conduite des corps administratifs, ainsi que de soutenir l'esprit public par tous les moyens, arrête en conséquence qu'il sera envoyé un agent capable de remplir ces vues, d'observer et de proposer au Conseil toutes les mesures qui pourraient y concourir.
Le Conseil, délibérant pour la prompte exécution de celte mcsiu'e, a nommé pour celte mission le citoyen Gadolle ''', ci-devant commissaire national délégué à Ostende, lecjuei fera passer chaque jour le résultat de ses observations sur l'état de la ville de Dunkerque et de toute cette côte; arrête en outre que le ministre des affaires étrangères fera dresser pour cet objet la commission du citoyen Gadolle, dont la minute sera déposée au secrétariat du Conseil '''.
(Arch. nat., reg. du Conseil cxccutir provisoire, puLI. par M. Aulard, Itl, 99g.)
'') l'iciTc Gadolle, âgé de 48 ans, avait déjà clé envoyé par le ministre des alTalres ctranfjèros sur la frontière du Nord le It avril 179.3. (Cf. Ardi. dos alîairos étrangères, France, 3a'i, fol. 5o.) Il dit, dans un mémoire (|u'il adressa au Comité de sûreté gciicralc {id., fol. Sa à 35), que celte mission était r masquée sous le litre d'employé dans les vivres, mais avait pour objet principal d'aider à rallier les débris de noire armée Iraliie par le sfoléral Dumouriez et saisir l'occasion de le mettre à mort.n Ce Gadolle était un leltré et un poljglotle. Il répète souvent dans sa correspondance qu'il sait plusieurs langues (cf. notamment une lettre du 3i mars 1 793, Arch. (les alfaires étrangères , France , 3aA, fol. 99). En 179'!, il i)ublia une brochure inlitnléc : La fortune piihlique atsurée par l'amalframe de la Heljrique nrer la France, idée» 1res à l'ordre du jour; de l'imprimerie de Gulfroy, a3 pages in-8° (Arch. des alfaires étrangères, France, 3a4, fol. 3() à /17). Dans cet opuscule on trouve un ait» «« jrouvernement où (jadolle s'adresse à Carnot relativement au plan d'attaque dans le Nord pour l'ouverture de
la campagne de floréal. — Cf. aussi sur Gadolle A. Chuquet , Jemappet , p. a 3 1 , note.
W Le 18 avrd 1793 le Conseil exécutif provisoire confirma son arrêté en ces termes (cf. Aulard, III, 3i9) :
itLc Conseil exécutif provisoire, délibérant sur la position où se trouve la ville de Dunkerque, qui dans ce moment fait l'objet de sa plus grande sollicitude, et qui par conséquent doit être celui de la plus active surveillance; considérant que les corps administratifs cl militaires de la ville de Dunkerque étant entièrement occupés de cette surveillance, il n'est pas possible qu'ils en transmettent journellement les résultats au Conseil exécutif provisoire, qui pourtant a le plus grand intérêt de les connaître presque à chaque instant; considérant que le citoyen Gadolle, commissaire national dans la Belgique, qui a donné des preuves multipliées de son infatigable activité et d'un patriotisme à toute épreuve, est plus que tout autre en état de remplir cet objet, arrête, en conséquence de sa délibération précédente, que ce citoyen se rendra de suite auprès des corps administratifs et militaires de Dunkcrtpic , auxquels
CORRESPONDANCE GENERALE DE CARNOT. [18 avuil 1793.