‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 106 sur 388 · ASSISTENT À LA SEAM E DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA COMMUNE · texte numérisé non relu

ASSISTENT À LA SEAM E DU CONSEIL GÉNÉRAL DE LA COMMUNE

Analyse. — L. Carnot et Lcsage-Seiiault , commissaires de ia Convenlion dans les déparlemenls du Nonl et du Pas-de-Calais, ont assista le malin h une assemblée du Conseil {général de la rommune, ([uc le décret relatif à une levée de 3oo,ooo [hommes] inetlait flans nn ffrand eniharras. Ils s'y sont |)lainls du [leu d'empressement des jeunes gens de Sainl-Omrr ù se soumettre aux prc-criplions de ce dëcreL Dans l'après-midi ils ont reçu, au siège des administrateurs du district, une dépulation des jeunes gens qui ont exposé leurs griefs et à qui ils ont

ai avril 1798, l'an n de la Répuliliquc. lion a ilcoidé la mention liDiiorahle dans

— Reçu le 93 avril. Rejr. n° i35.» — Le «m procès-verbal de la lionne conduite

Comilc de salut public leur répondit le dos administrateurs. •> 95 avril 1798 (Arcli. nat., AF h l'ii): (') Cf. sur ce rotrancliement la pièce

«Le Comité leur fait part que la Conven- n" .")S. p. im.

130 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [19 avril 1798.]

promis de leur mc'nager à Arras, où ils devaient se rendre le lendemain, une ri^partition équitable du contingent demandé par la Convention au département du Pas-de-Calais <''.

(Arch. de Saitit-Omrr, i-cjf. des délibérations du Conseil (;énéial de la commune du ig avril

SAINT-OMEB, IQ AVRIL f]^^- CARNOT ET DUQCESNOY ASSISTENT À LA SEANCE DU CONSEIL GÉ.NÉBAL DC DISTRICT.

Le 19 avril 1798, 9' de la République, les administrateurs composant le Conseil général du district de Saint-Omer, assemblés en séance puijiique, sont entrés en chambre les citoyens Carnot et Duquesnoy, députés et commissaires de la Convention nationale. L'administration leur a communiqué ses inquiétudes sur le peu de subsistances (jui sont à la disposition de cette ville, et a invité les citoyens législateurs de prendre des mesures actives à cet égard. Les citoyens Carnot et Duquesnoy ont répondu qu'ils allaient se transporter à Arras pour prendre conjointement avec le département des mesures générales; que provisoirement néanmoins, et attendu l'urgence, ils autorisaient les administrateurs du district de Saint-Omer à requérir tous les cultivateurs d'apporter sans délai dans les murs de cette ville des blés, avoines, fourrages et paille, en quantité suffisante pour les besoins d'une ville assiégée , lesquels approvisionnements seraient payés avec les deniers des caisses publiques, au prix ordinaire du marché, à condition néanmoins que les livranciers et fournisseurs justideront de l'acquit de toutes leurs impositions; et si lesdits cultivateurs se refusaient d'obéir à la réquisition des administrateurs , ceux-ci sont autorisés et requis même d'ordonner la confiscation de leurs denrées.

Les commissaires de la Convention ont demandé que toute pétition ne fût admise au directoire ou au conseil général du district, avant que le pétitionnaire n'ait justifié du payement de ses contributions. Ils ont également requis le conseil général du district de prendre dans la plus haute considération la mouture des grains et d'inviter le préposé aux subsistances de l'accélérer. Ils ont ensuite porté leurs regards sur le recrutement , qui est en grande souffrance dans cette partie de la République. Ils se sont plaints avec amertume de l'inexécution de la loi du ai février, tandis que les ennemis menacent nos foyers. Ils ont requis l'administration du district de déployer toute l'énergie républicaine pour faii'e exécuter ce décret sans délai, et, que le aS de ce mois une fois écoulé, il fallait envoyer de . la force armée dans les municipalités , y faire des expéditions militaires , et même y enlever dans celles qui seraient tout à fait rebelles tous les jeunes gens depuis dix-huit ans jusqu'à quarante , pour donner un exemple effrayant.

") Le district de Saiut-Oiner avait, dès 1798, p. i'i). Le règlement de ce différend

le mois de mars, demandé une réduction dura assez longtemps et donna lieu à de

de contingent (cf. séance du Conseil gc- nonibrouï déhals. (Cf. plus loin à la date

néraldu Pas-de-Calais on date du 3o mars du 19 mai 1793.)

Le commissaire ordonnateur, ainsi que l'administration du district, ont mis sous les yeux des commissaires de la Convention la nécessité d'établir un hôpital à Saint-Bertin , que la nature et le local rendaient eo bâtiment très précieux , et que sous peu de jours on aurait pu y placer six cents à sept cents malades; que le citoyen Charles, acquéreur de ce bien national, demandait /i,ooo livres de loyer pour six mois, et qu'il ne fallait plus qu'une autorisation des commissaires pour terminer cette affaire. Sur ce, les commissaires de la Convention ont prié l'ordonnateur de leur représenter en triple un état et un aperçu des dépenses que cette lormation d'hôpital entraînerait et ont promis de l'approuver. Et après quoi lesdits commissaires de la Convention se sont levés , et le président a déclaré la séance suspendue.

(Arch. dép. dn Pa8-de.Calai8 , L, district de Saint-Omer, Arrêtés , f" iSg v". )

CASSEL, 19 AVRIL 1793. RÉQUISITION DD CliNKBAL O'MORAN

AU DIItECTOinE DU DÉPARTEMENT DD PAS-DE-CALAIS.

Le 19 avril 1793.

RÉQUISITloy AVX MEUBRES COUPOSàyT LE DIRECTOIRE DU Dfi'/M RTB tffi.VT DU PAS-DE-CALAIS.

Nous, général de division commandant en chef l'armée sous Gassel, considérant la nécessité de mettre cette partie de la frontière à l'abri de l'invasion dont elle est menacée par la coalition des nombreux ennemis ligués contre la République, requérons les membres composant le directoire du département du Pasde-Calais de mettre sans délai les citoyens des différentes municipalités des villes et des campagnes en état de réquisition permanente et pr^ts à marcher au premier signal, comme aussi de désigner pour lieu de rassemblement aux municipalités qui avoisinent Boulogne et Calais le bourg de Marcpiise, et la ville d'Ardres à celles de l'intérieur. C'est sur ces deux points que se porteront les citoyens , lors- ([u'ils seront requis de marcher ou lors(jue le tocsin , signai du danger de la patrie, appellera ses enfants à prendre les armes '"'.

(Arcb. nat., AF 11 56, rcg. de corr. du général O'Morao.)

66. BÉTIIUNE, 30 AVRIL l'J\)'i- ARRÊTÉ DE CARNOT ET DE DUQliESISOV.

Nous, représenlants de la Nation, députés par la Convention nalio-

'■' Celle réquisition du générai O'Moran p. i33.) Les administrateurs du Pa»-dcful blâmée par Caniot.( Cf. séance du conseil Calais lui répondirenl lo a 3 avril (voir général du Pas-de-Calais du ai avril 1798, p. iSg).

132 CORRESPONDANCE GENERALE DE GARNOT. [ai avril 1793.]

nale aux armées du Nord et des Ardennes, sur ce qu'il nous a été représenté que les membres de plusieurs des municipalités du district de Bélliuneont manifesté des sentiments d'incivisme, autorisons le conseil général de ce district à suspendre provisoirement les officiers municipaux contre lesquels il y aurait des causes graves de suspicion, après avoir dressé procès-verbal des faits sur lesquels ces motifs de suspicion seraient fondés, ainsi que de les remplacer aussi provisoirement, à la charge d'envoyer sur-le-champ copie de ces procès-verbaux et des arrêtés pris en conséquence par les administrateurs du district au conseil général du département qui pourra réformer lesdits arrêtés. Fait à Béthune le 20 avril 1793, l'an 11 de la République.

Page 1