L. Carnot, DuQUESNor
(Orig. aut. de Carnot, Arcli. nat., AF ii aSa, n° 207.)
<■' On lit en tête : ttRcçu le 29 avril. Reg. n" ada.i) — Le Conseil executif approuva en ces termes, dans sa séance du 27 avril 1798, la réponse du général Pascal - Kerenveycr (Minute, Arch. nat., AFii 2/1/1, n° 58):
trLe ministre de la guerre a communiqué les lettres reçues de Dunkerque et les pièces qui y sont jointes, relatives à la
sommation faite par le commandant d'une escadre anglaise croisant devant cette ville. Le Conseil exécutif a particidièremcnt lu avec la plus vive satisfaction la réponse énergique faite par le commandant Pascal au général ennemi, ainsi que la délibération salutaire prise par la municipalité pour écarter tous les étrangers anglais domiciliés dans la ville de Dunkerque.»
[-30 AVRIL 1793.] MISSION DANS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. 159 80. LILLE, 96 AVRIL lygS.
CAUNOT, DUniESAOY ET DCIIEJI AU COMITÉ DE SALUT PUBLIC.
Lille, le a6 avril I7g3, l'an ii de la République française.
LES «EPItésEXTÀXTS DE LÀ HATIOX , DÉPVTÉS DE LA CONVEMIOX IfATIOXALE AVX ARMÉES DV JVOBD ET DES ARDEXNES, AV COMITE DE SALIT PVBLIC.
L'ennemi occupe le chemin de Lille à Dunkerque entre Armentières et Bailleul. C'est ce qui nous a fait rebrousser chemin, et nous nous rendons à l'instant à Dunkerque par une autre route"'. Vous avez sans doute connaissance de la sommation faite par le commandant anglais; nous espérons que le courage des Français la rendra vaine.
Nous avons reçu aujourd'hui vos deux lettres, la première relative aux lettres venant de l'étranger. Nous vous observons à cet égard que la mesure que nous avons prise occasionne déjà les plus grands troubles en Angleterre. Au reste nous ferons, conformément à votre lettre, ce qui nous paraîtra le plus propre à assurer le salut de la patrie.
Quant à votre deuxième lettre concernant les habitants de Bruges délenus à la citadelle, notre collègue Duhem, qui reste ici, terminera celle affaire avec Gasparin et Lesage, qui doivent revenir au premier jour.
Il est impossible à présent de soutirer le secret de l'ennemi; il ne laisse pénétrer personne, et l'officier sûr qu'on avait envoyé pour ré*clamer l'exécution de la capitulation d'Anvers, n'a pu pénétrer au delà de Menin.
Comme nous sommes assiégés de réclamations de la part d'une foule de Belges dont les créances sont au moins douteuses, et que les ennemis retiennent injustement nos bateaux et nos effets, nous avons pris un arrêté hier pour défendre aux commissaires des guerres et aux payeurs de liquider aucunes créances à des sujets belges, jusqu'à ce que nous ayons obtenu justice ou que la Convention nationale en ait autrement ordonné. Il est temps enfin, chers collègues, que nous fassions rondement la guerre et que la nation ne soit plus la dupe d'un fausse philanthropie et de l'égoïsme intéressé de nos ennemis.
''' La roule directe de Lille h Dun- Duquesnoy durent faire un détour par la
kerque passe par Armentières, Bailleul, Bassée, Bétliune, Litière et Hazebrouck, Cassel, Wormlioudt et Berfjues. Caniot et d'où il» gagnèrent Cassel.
160 CORRESPOiNDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [a6 avril 1798.]
Ce sont CCS principes qui nous ont encore déterminés à suspendre la distribution dans la Belgique de la lettre imprimée ci-jointe, jusqu'à ce que nous ayons reçu les ordres de la Convention, qui sans doute assistera les malheureux réfugiés belges ou liégeois, mais en même temps ne prodiguera plus ses trésors à une foule d'intrigants, de fripons placés par Dumouriez et d'autres hommes en puissance. Nous vous recommandons les deux dons patriotiques ci-joints, et nous vous prions d'en faire faire mention honorable au procès-verbal dont vous nous enverrez l'extrait.