I.e 26 .avril
Général ,
ÀV GKNERâL BiV CHEF DAMPIERnE.
Je joins ici copie de la traduction d'une lettre anglaise du commandant d'une escadre de cette nation devant Dunkerque. Je puis vous assurer que les menaces r|u'elle contient n'alarment ni n'épouvantent les braves habitants de Dunkerque, encore moins les braves défenseurs de la République cantonnés dans les environs de Dunkerque et au canqi de CasseL Je me persuade, général, qu'en rai.son de' ces circonstances vous m'enjoindrez de gardei' les deux escadrons ilu 5' régiment «le chasseurs (|ui se trouvent sous mes ordres. Les côtr s dans les envii-ons de Dunkerque oll'renl de grands développements et vous regarderez corallien il est inqiortant d'y avoir de la cavalerie.
Au premier avis ipie je recevrai de l'approche de l'enemi.je me porterai à Dunkerque, en laissant la superbe position de Gassel sous les oi'dres du g(Miéral de brigade Siettenlioffen '''.
(Arch. nat., AF 11 .5fi, re(f. de correspondance du général O'Moran.)
''' Maximilicii-Kcrdiii.iml-Thom.is StcllenhofTcn, ne à Vienne (Aulriclie) le 19 décemlire 1789, entre au fcoicc de France comme volontaire dans la légion de (!onllans le la ortohre 17G3, lieulenanl dans le corps <lc N'assau-.Siegen le 1 (J aoi'il 1 779, capitaine dans les volontaires du Luxembourg le iG mai 1781, major en 178a, chevalier (le Saint-Louis le a5 mai 1788, ]iasse au service de Itussic en 1 789, rentre au service de France comme inaréclial de camp le ta octobre )79S, suspendu le
i5 mai >793, dcmissiounaire le 19 septembre 1798, général de division le 1 .5 llo- Téal an 11 (A mai 1 79^), retraité le 26 brumaire an m (iC novembre 179'!), chef de bataillon de vétérans le 1" brumaire an ix («.'{octobre t8oo), mort à Paris le 16 juin 180g. — .Stellenbollen avait assisté, en 1781, à la descente de Jei-sey, et de 1783 à 178/1 lait campagne au Cap et à Ceylan avec la légion de Luxembourg. 11 était ensuite allé au Sénégal pour établir des commiinicalions entre ce pays et Toniliouktou.
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CORRKSPONOANCE GÉNÉRALE DE CAHNOT. [a- avril 1793.]
DCPiKERQlE, 97 AVnU, 1793. CARNOT ET DUQUESNOÏ
ASSISTENT À LA SEANCE DU CONSEIL CÉnÉRAL DE LA COMMCNE.
Et ledit jour 37 avril 7 heures de relevée, le conseil gëuéral de la coiiimuiie assembla en comité avec les citoyens Carnot et Duqiiesnoy, représentants députés (le la Convention nationale près les armées du Nord et des Ardenues, des citoyens De Maricaux, président, el Rrassart, procureur-syndic du district, le citoyen maire a rendu compte des mesures prises pendant leur absence, notamment pour
A son retour, on 1789, il était entré au service de la Russie et avait déployé dans les campagnes contre les Turcs et les Suédois une telle valeur qu'il avait été décoré de l'ordre de Saint-Georges de la propre rnain de l'impératrice Catherine II. En 1793 il était, sous le prétexte d'un congé, rentré en France et avait sollicité de nouveau du service. Recommandé par Dumourioz, puis parle ministre Le Brun, Stettenhoiren avait été proposé par Servan comme maréchal de camp général de la cavalerie à l'instar de» Cosaques (cf. lettre de Le Brun à Servan, du 29 septembre 1793, Arcli. adm. de la guerre, dossier Stettenlioiren). Nommé le 12 octobre J792, d avait servi sous Dumouriez à l'armée du Nord et avait pris une part glorieuse à la bataille de Jeinappes , à l'allaire du l> décembre eu avant do Alons (cf. une gravure des Fastes de la nation française) et à la bataille de Neerwinden. Le 1" avril 1798 il avait écrit du camp de Bruille au ministre de la guerre (Orig. de ma collection révolutionnaire) :
Du camp jirès de Bruille, le 1" avril lygS, l'an 11 de la République.
te Citoyen ministre,
(T le vous prie de vouloir bien déposer sur l'autel de la patrie les a5o livres cijointes et me faire accuser la réception.
«J'aurais bien dos choses à vous dire, mais la matière est trop compliquée et le détail immense. 11 faudrait, pour vous en mettre au fait des choses très intéressantes , que je puisse vous entretenir quelques heures moi-même. Voyez si vous le jugez à propos. Je ferais avec plaisir le voyage, puisqu'il peut vous donner des lumières
sur certains points, qui vous seraient utiles de savoir.
itLe maréchal de camp, <•
n SiETTEXHOFFEN. 71
Le lendemain, sans doute pour pouvoir aller entretenir le ministre , il donna sa démission à Dumouriez par la lettre suivante (Orig. aut. , Aroh. de la guerre, armée du
Nord):
Bruille, le a avril i'au u de la République.
r Citoyen général , «Ma santé délabrée ne me permettant plus de servir, je vous prie de m'accorder la permission de me retirer quelque pari pour la rétablir.
«Le maréchal de camp, «Stettenuoffen.ti
Le 5 avril 179.3, lorsque la tralnson de Dumouriez fut publique, StettenhoCTen écrivit de Lille au président de la Convention pour lui expliquer qu'il voulait se rendre à Paris dans le but d'avertir l'assemblée dos dangers qui menaçaient Valenciennes (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord). Il fut ensuite envoyé au général O'-Moran, qui adressa à cette occasion, le 32 avril 1798, l'ordre du jour suivant à ses troupes (Arch. nat. , AV n 56, 188, reg. d'ordre d'O'Moran) :
«Le général Slcttenbonen, envoyé de l'armée du Nord pour servir sous les ordres du général O'Moran, voit avec douleur (|u'à son arrivée dans le camp quelques malveillants ont cherché à mettre la zizanie parmi les braves troupes qui la composent. Le général étant trop persuadé que les vrai^: français républicains, après avoir
le départ des Aiifjlais habitant en celte ville, et considérant que son ai'i'ôlé du a5 de ce mois relatif au départ des Anglais habitants de cette ville a été déterminé par les circonstances du jour et que ces circonstances ne sont plus les mêmes , suspend provisoirement son exécution jusqu'au moment où elle sera jugée nécessaire et arrête que le présent sera publié sur-le-champ, imprimé et alliché '"'.
Sur la représentation faite que plusieurs négociants, dans le moment que la conununication avec la Belgique était encore libre, avaient mis leurs lettres ù la poste tant pour la Belgique que pour l'Anglelei're, que le même jour la conmuuiication avait été interronq)ue par les ordres des citovens Carnot et Duquesnoy, représentants, et les lettres qui se trouvaient h la poste retenues malgré les réclamations de ceux qui les y avaient mises, que ces lettres contenant l'honneur et même la fortune de plusieurs négociants, il paraît urgent qu'elles leur soient rendues; en conséquence lesdits citoyens représentants ont été priés de donner les ordres nécessaires pour la remise de ces lettres; lesquels ont à finstant autorisé le citoyen Vandewalle , directeur de la poste aux lettres , de les remettre , ouverture préalablement faite d'icelles pour les reconnaître en présence des citoyens Garlier, oITicier miuiicipal , et Le Roy, notable , commiss.iires dénonmiés , et qu'à cet effet le bureau de la poste sera ouvert demain depuis dix hem'es du malin juscju'à midi et depuis deux heures jusqu'à quatre. Il sera délivré copie audit citoyen V'andewalle et donné avis aux citoyens par affiche.
(Arch. mun. de Dunkerque, DI, reg. des délibérations du Conseil ginériii de lu commune, fol. 5o.)
brise les fers dans lesquels le despotisme les tenait encliuinés depuis longtemps, ne demandent point à les renouveler, il se flatte qu'on lui dénoncera ces vils esclaves qui domandont un maître pour le servir à leur aise.
ff II esl temjis que la Ri''puldi(|ue se purge de CCS monstres soudoyés par les supjMJIs de l'aristocratie pour nous faire respecter des rois coalisés, qui comptent bien moins sur leurs forces que sur noire désunion.
rLa fermeté du Balave a lullc longtemps contre le despotisme espagnol et l'a terrasse. Les Français se sentiraient-ils moins de force?
<rCel ordre sera lu par les chefs de bataillon à la troupe assemblée.
irll esl défendu, sous peine d'être jugé
sur le -champ par la cour martiale, de passer sur le territoire ennemi pour y comiiietlre des excès, car, en oulre que le brigandage est indigne d'un républicain, il engagera les ennemis à user de représailles et à dévaster nos campagnes, dans les endroits où ils pourront le faire impunément. I)
Cf. sur StettenholTen, A. Cbuquet, La Iraliisnn de Dumourie: , igi-igS.
'" Il existait à Dunkerque une société républicaine, conqjosée d'Anglais et d'Américains qui avait, dès le i" mars 1798, envoyé à la municipalité de la ville un don patriotique de 1,000 livres et protesté de son atlaclicuient aux principes de la liberté et de l'égalité. (Cf. Arch. nat. , C a'ig, •fgS.)
1()(3 GOIIIIESI'ONDAINCE GÉNÉRALE DE CAHNOT. [iS .wiiii, 179.3.]
DLSKKIIQIK, Q-J AVRIL 17*) .5.
PIERRE GADOLl.E, AGENT DL CONSEIL EXÉCUTIF DANS LE ftORD,