L. (;AR^OT, DCQIESNOV
(Orig. ant. Hp DnqiiPflnny, Arrh. n;il.. AF il agS.)
1 I 5. DLNKERQIE, 1 O MAI I 798. CABNOT KT DIQIKS.NOY
À LEURS COLLÈGUES DIIIEM ET LESAGE-SENArLT. À LH.LE.
Dunkprque, lo 10 mai 1793 '', Tan 11 iIp la République.
Citoyens nos collègues.
Il n'est pas possible, poiu" le bien du service, que nous quittions
(" A celle lellre esl jointe une pclilion de Ferdinand- Joseph d'Arcy, âgé de 1 6 ans , ne au 87' réijiinent d'infanlcrie, ayanl fait les campairnes de 179a et 1798 et assisté au bombardement de Lille. Dans celle pièce , datée de Dunkerque, le 8 mai 1793, le jeune pélilionnaire dériare que son père, premier aide de camp du général O'Moran , sert au 87' régiment depuis quarante ans. En conséquence il sollicite un brevet de sous-lieutenant sans appointemenis dans ledit régiment. Le général O'Moran apos-
lilla celle demande et l'adressa ensuite aux représentants pour la transmettre au ministre de la guerre. Carnol la renvoya au Comité de salut public aver celle mention autographe (Arch. nal., AF11395) :
(rLe général O'Moran m'ayani prié de faire passer ce mémoire au ministre de la guerre, je l'ai prévenu que je ne pouvais prendre celte voie et que je l'enverrais au Comilé de salut public. — L. Cabhot.»
■" L'original porte 1730 par suite d'un IfipgnK calnmi.
228 CORItESPONDANŒ GÉNÉRALE DE GARNOT. [lojunygS.J
celte vaste frontière (|iie nous occupons et où nous ne pouvons sudire, ayant au moins cpiinze places de guerre, tant en première ligne qu'en seconde, sous notre surveillance.
Nous vous engageons, citoyens nos collègues, à faire tout ce que vous pourrez pour le bien de la chose et soyez persuadés que nous y concourrons toujours et que nous approuverons tout ce que vous aurez fait à cet égard. Nous vous observons que, s'il nous faut aller à Douai chaque semaine, nous passerons la moitié de notre temps à aller et venir et il ne nous restera que trois jours pour travailler.
Nous n'avons pu envoyer à votre signature l'instruction pour la revue des troupes, parce qu'elle était à l'impression avant que nous fûmes à Douai.
Notre collègue Lequinio a paru, dans notre entrevue à Douai, désirer connaître notre frontière maritime; comme il est impossible que (]arnot et moi suilisent ici, nous vous engageons à nous l'adjoindre.
Ddques.noy, L. GAnpiOT.
P. S. Nos arrêtés pour les fourrages s'exécutent dans ce pays-ci, et si notre arrêté pour les subsistances ne s'exécute pas, c'est qu'il n'est pas encore connu, et je suis sur qu'aussitôt qu'il le sera il aura son exécution comme celui des fourrages.
(Orijj. , Arch. du Nord , série L, liasse 1^1.5. — Publiée (la lis La Di'fefis^ nationale dans Iv Nord (Ictyga ù i8oa , pai' Paul Fouparl et Jules Finot, t. I, p. fi'iti.)
1 16. DUNKERQUE, 10 MAI lygS. ARRÊTE DE CAR>OT ET DE DUQl'ESNOY.
Nous, représentants de la nation, députés de la Convention nationale aux armées du Nord et des Ardennes, vu les plaintes qui nous ont été portées sur le régime des hôpitaux établis sur cette frontière, voulant pourvoir à leurs besoins autant (ju'il est possible dans les circonstances actuelles, avons commis et commettons le citoyen Magloirc Bancel, chirurgien aide-major de l'armée du Nord, pour faire une inspection particulière des hôpitaux de Bergues, Cassel, Saint-Omer et Fauquembergues, et pour nous rendre compte dans le plus bref délai de leur situation actuelle; ordonnons aux commissaires des guerres, officiers de santé, directeurs de ces hôpitaux et tous autres, de reconnaître le citoyen Bancel en celte «pialité et de lui fournir les renseignements
[il «AI 1793.] MISSION DANS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. 229
qu'il leur deniandeia sur cet objet, ainsi que sur tout ce qui peut concerner leur comptabilité; chargeons le citoyen Bancel de tenir procèsverbal de ses opérations et de nous proposer les observations qu'il croira les plus propres à nous éclairer sur cette partie essentielle du service et lui donner la perfection dont elle est susceptible.
Ledit citoyen prendra auprès des corps administratifs et olbciers municipaux les indications et instructions qui lui sont nécessaires pour connaître les ressources en linges, couvertures et autres objets propres au service des hôpitaux, que fournissent les diverses communes, et celles qui résultent notamment de l'émigration.
Dunkerque, le 10 mai 1793, l'an 11 de la République.