‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 186 sur 388 · AVX REPRÉSENTANTS DE LA NATION COMPOSANT LE COMITE DE SAI.VT PVBLIG · texte numérisé non relu

AVX REPRÉSENTANTS DE LA NATION COMPOSANT LE COMITE DE SAI.VT PVBLIG

Citoyens nos collègues.

Hier nous fîmes ici la visite des deux hôpitaux militaires de cetl« ville; nous avons été satisfaits de la tenue des malades.

230 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [n mai 1793.J

On travaille avec activité à la revue extraordinaire ; mais vous devez être prévenus que les soldats s'attendent à recevoir immédiatement après les effets d'habillement et d'équipement dont ils ont le besoin le plus extrême et qu'ils attendent depuis si longtemps. Pressez donc, nous vous en conjurons, le ministre de la guerre, dont nous n'entendons pas plus parler que s'il n'existait pas; faites en même temps une loi sévère pour empêcber que le soldat ne vende le lendemain ce qu'il a reçu la veille. Vous n'y parviendrez qu'en rendant les chefs personnellement responsables, en retenant sur leurs appointements les effets perdus, sauf leur recours sur ceux qui les ont dilapidés.

Voici le projet d'une expédition maritime de la plus haute importance et qui, d'après les observations des personnes les plus instruites dans le commerce et dans la navigation , ne peut manquer d'avoir tout le succès possible, si on y met de la bonne volonté et que le secret soit gardé :

L'Angleterre fait un commerce considérable dans le Nord; elle y envoie ordinairement chaque année 9,000 bâtiments, qui partent de ses ports dans les mois de mai, juin et juillet, et reviennent en août, septembre et octobre, chargés de chanvre, fer, toile à voiles. Si on expédiait de Brest seulement trois à quatre frégates avec deux cutters, qui feraient le tour par le cap Clare et iraient croiser en avant du Sund pendant les mois de juillet, août et jusqu'à i'équinoxe de septembre, on serait certain de s'emparer de 3oo à 4oo de ces vaisseaux anglais. Ceux qu'on ne pourrait amener devraient être brûlés. Ce serait un coup mortel porté à la marine anglaise , qui se trouverait privée de ses matelots et des objets les plus essentiels à l'équipement de ses vaisseaux. Il faut, pour assurer le succès de cette entreprise, fab"e partir de Dunkerque pour se rendre à Brest et embarquer à bord de ces frégates douze pilotes côtiers, lesquels connaissent la navigation des mers du Nord et ramèneraient les prises.

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