ARRONDISSEMENTS DÉVOLUS AUX CÉNKRAUX DE L'ARMEE DU NORD
AnnOyDlSSEUEXTS des CQHMAVDEUEXTS des places de Là FBO\TIERE DV yonD.
Toii
Maubeuge.
Avesnes.
Vervins.
'') Charles -Berlin -Gaston Chapuis de Tourville, né à Heltange-la-Grandc (Moselle) le ^janvier lyio, volonlaireau coq)s des grenadiers de France le i5 juin lyâS, lieutenant en second le 1 1 décembre 1755, lieutenant en premier le 1" novembre 1739, sous -aide -major le ai décembre 1764, aide-major le 1 1 avril 1770, major du régiment de Gàtinais (devenu Royal- Auvergne, puis 1 8" d'infanterie) le 1 1 avril
1776, chevalier de Saint-Louis le 19 août
1777, décoré de l'ordre de Cincinnalus, lieulenant-colonel le 90 avril 1788, colonel du 18' régiment d'infanterie le af) juillet l';9i, maréchal de camp le la juillet 1799 , lieutenant général le 8 mars 1793, suspendu le 3i juillet 1793, réintégré le 5 prairial an m (a'i mai 1795) et nommé commandant de la division de Belgique è Bruxelles, ileslilué le 8 vendémiaire an iv (3o septembre 1796), retraite le 1" vendémiaire an vin (33 septembre 1799), mort à Cattenom, près deThionvillc, le a a octobre 1809. — Ce général avait fuit les campagnes de 1757 à 1763 en Allemagne cl de «777 à 1783 i Saint-Domingue et en Amérique. Il signe Toimilk. Le fragment suivant d'une lettre écrite par lui aux commissaires de la Convention, de Maubeuge, le i" avril «793, donnera une idée du caractère de ce gém-ral :
it Je vous ai prévenus, citoyens, qu'il serait possible que je vous fusse dénoncé pour avoir maltraité des gardes nationales qui, au risque de se faire prendre, restaient en arrière, les uns pour boire et se reposer, d'autres pour piller. Le cas vient d'arriver et le bataillon de Mavenne-et-Loire vient
Navrod ' . . . .
Le Quesnoy.
Landrecies.
Guise.
Ravai.
de porter des plaintes graves à la Convention contre moi. Au vrai, s'il n'y a pas de discipline , si les ordres ne sont pas exécutés, s'il est permis de se débander et de faire ce que chacun voudra, vous n'avez plus d'armée, et je vous demande quel serait le téméraire qui voulût commander à des gens sans frein, pour, ayant fait son devoir, se trouver entre leurs dénonciations et le feu de l'ennemi. j! (Orig., Arch. de la guerre , armée du Nord et des Ardennes. )
Dans une autre lettre du 9 avril 1793, Tourville fait part aux commissaires des bruits qui couraient surDumouriez : frOans le doute où je suis, disait-il, je ne peux rendre aucun compta au général Dumouriej.n (Orig., Arch. de la guerre, armée du Nord.)
'•! Etienne-Henri-Christophe Nayrod, né à Neauphlc-le-Ciiiiteau (Seine-et-Oiso) le
18 juillet 1798, élève au corps du génie en 1 7 'j 3, lieutenant au régiment Daupliin- Cavalerie lo 8 janvier I7'i3, réformé le
1 9 février 1749, sous-aide-major le 1" mars 1763, aide-major le aa jrinvier 1770, capitaine lo 3 4 mars 1779, retraité le a mars 1773, lieulenant-colonel commandant le 1" bataillon de la Moselle le 1 8' septembre 1791, adjudant général provisoire le i3 octobre 1799, conlirmé adjudant général chef de brigade le 8 mars 1793, général de brigade le i5 mii 1793, commandant la place du Quesnoy, suspendu le a5 juillet 1793, mis en arresljition à Laon, transféré à Soissons , renvoyé dans ses foyers en septembre 1793, retiré à Saint-Avold, retraité le 5 fructidor .m m (aa août '795-)
2/ii
Lapaliere''
COHRESPONDANCr; (lÉNÉHALE DE CAK.NÛT. [ih mai 1793.]
Cambrai.
Saint-Quentin.
Le Gâteau.
Solesmes.
'" Marin Guéroult Lapaliere, né à
Livry (Calvados) en 17/1 4, a servi sur la
frégate la Friponne depuis la fin de 1755
ju'iqu'à novembre 1756, embarqué du
1" juillet 1757 au 10 mars 1768, cadet-
pilotin au régiment de Dunkerque en 1 7 Sg ,
entré au service de l'Espagne comme garde
du roi en 1769, rentré en France en 1 766
comme gendarme de h garde, réformé en
17^4, retiré à Aix-la-Cliapelle, rentré en
France à la Révolution, adjudant général,
nommé général de brigade provisoire par
Dampierre le 7 avril 1798, confirmé le
i5 mai suivant, commandant de la place
de Cambrai, suspendu le 3o juillet 1798,
détenu à Dijon, mis en liberté le 16 tlier-
midor an 11 {3i juillet 1794), réintégré le
19 floréal an m (8 mai i79.''>), retraité le
i3 tbermidor suivant (Si juillet 1790),
retiré à Bruxelles, où il vivait encore en
181 3. (Cf. Mémoire juslijlcalif du citoyen
Guéroult Lapaliere, contenant sa réclamation
iontre son arrestation, impr. de 16 pages
in-4°, daté de la maison d'arrêt de Dijon,
le 4 prairial an 11 ; Arcli. adm. de la guerre.)
— Le général Guéroult Lapaliere était en
relatioir avec Danton, auquel il écrivit, le
a3 mai, la lettre suivante, où il parle du
malheureux combat de Famars ( Orig. , dans
ma collection révolutionnaire) :
Cambrai , .^ 5 heures du malin . te a3 mai 1793, l'an II (le la H<5publique française.
«Je vous joins ici, mon cher Danton, ce que j'ai fait faire pour notre bon et brave général Dampierre. J'ai fait rendre à ce généreux républicain par la garnison et les citoyens de Cambrai tous les honneurs dûs à sa mémoire. Son catafalque et l'urne restent pendant neuf jours exjiosés avec l'épitapbo de la mort aux tyrans, dans l'botel de ville, dans la grande salle. Le trophée, qui avait été destiné pour le traître Dumouriez, a servi à Dampierre, où j'ai fait inscrire ces mots :
tAu brave général Dampierre, la coni-
Fer
I Valenciennes.
I Gondé.
Saint-Amand.
Hasnon.
"mune et la garnison reconnaissantes.
«Exemple à suivre, le 9 mai 1798, lan 11 «de la République française. n
rJe vous annonce que l'on se bat depuis deux heures du matin. J'espère que nos braves républicains repousseront cette horde de brigands. Je vous enverrai sous quelques jours le travail de cette place, et vous verrez si c'est en ordre. Dans trois jours j'ai fait partir en oITiciers et soldats 5, 000 hommes en poste pour Saint-Denis , et j'ai renvoyé à Valenciennes ia,5oo pionniers au lieu de 13,000 que l'on demandait. Il y en a eu 5oo de plus pour le voyage que j'ai fait à Saint-Quentin, tant pour aller prendre connaissance de la place que pour y rétablir l'ordre. La manière avec laquelle j'ai parié à nos frères qui ne voulaient pas fournir leur contingent, l'énergie que j'y ai mise avec la douceur a fait qu'ils m'ont dit que, pour avoir retardé d'un jour, ils voulaient s'en punir, et qu'au lieu de 5oo pour Saint- Quentin qu'il fallait pour leur contingent, ils partiraient mille, ce qui a fait les 5oo de plus. J'ai fait arrêter, conjointement avec les autorités constituées, a 4 citoyens entachés d'aristocratie , pour savoir si nous pouvons découvrir les coquins qui ont tendu quelques portes d'un grand drap mortuaire parsemé de cocardes blanches.
Depuis qu'ils sont arrêtés, nous n'avons rien vu reparaître. Permettez-moi de vous embrasser conjointement avec Lacroix et Delmas, et dites-leur, ainsi qu'à vos collègues, que si Cambrai était attaqué qu'on m'ensevelira plutôt sous ses ruines que de rendre la place et que je mériterai toujours leur confiance. Je vous embrasse tous bien fralernelloment et me dis
tt Votre concitoyen,
ttM. GotROULT LaP\LIERE,
«général chef de brigade, commandant la ville de Cambrai et son arrondissement. 1 '' Jean-Henrj Becavs Ferrand, né à la
[i4mai 179.3.J MlSSIOiS DANS LES DÉPAKTËMENTS DU NORU. 2/i5
Rosières
, Douai.
1 Bouchain.
j Orchies.
{ Marchienne».
/ Arras.
\ Pf^ronne.
Dl'val ( Bapaume.
DouHens.
Saint-PoL / Lille.
) Armentières.
Les cantonnements de la Lys.
La Ma
i-V UoQlE. .
OMORAN.
Laon.
La Fère.
Chauny.
Cassel.
Bergues.
Dunkerque.
BaiUeui.
' Gravelines.
Calais.
Boulogne.
Ardres.
Les côtes jusqu'à Montre uil.
Cauîsade, district de Mondanquin (Lot-el- Garonne), le 16 septembre 17.36, lieutenant au régiment de Normandie-infanterie le 18 novembre 1746, réformé le 91 mars 17/19, replacé lieutenant le i3 octobre 1750, capitaine le 1" septembre 17.55, major de la place de Valenciennes le 38 janvier 1773, colonel de la garde nationale de cette ville le 1" août 1791, commandant temporaire le 8 août 179a, maréchal de camp le 30 août 1 793 , général do division le 1 5 mai 1 798 , fait prisonnier le 98 juillet 1793, et rentre sur parole avec sa garnison, mis en arrestation à Paris le 17 août suivant, relâché le 18 thermidor an n (5 août 1794), commandant à Bruxelles en 1794, remplacé en juillet 1790 (cf.
Moniteur, XXV, i85), préfet de la Meuse- Inférieure de 1800 à 1809, mort à la Planchette, commune de tilicliy- la -Garenne, le 98 novembre i8o,î. ^ Le général Ferrand avait assiste aux sièges de Bergop-Zoom (juillet à septembre 17^7), du fort Lillo et de Maestricht et à la bataille de Lawfeld (s juillet 1747), avait fait les campagnes de 1760 et 1761 en Flandre et reçu une blessure à la bataille de Closlercamp (16 octobre 1760J. Il s'était distingué à Jemappes et avait en un cheval tiié sous lui. Son principal litre do gloire est la défense de Valenciennes contre les Autrichiens d'avril à juillet 1798. Cf. .son Précis de cette défense f Paris, i8"5, et Valenciennes, i834.)
(" Charles- Joseph, comte de Rosières, né à Nancy le 19 juillet 1789, entré au service aux chevau - légers de la garde le 1 1 avril 1755, blessé à la bataille de Crevelt(93 juin 1768), capitaine dans le régiment de Fumel-Cavalerie le i a juillet 1760, chevalier de Saint- Louis le s 9 janvier 1 7 58 , lieutenant-colonel dans la légion de Maillebois le i 3 décembre 1785 et dans le corps des lanciers au service des patriotes hollandais le 4 juillet 1787, général-major au service des l'ays-Iias le 1 9 novembre » 78g , maréchal de camp à l'armée du Nord le 7 septembre 1799, général de division au service de France le 7 mars 1798, commandant à Douai le 99 avril 1798, réformé comme général de brigade le i"juin 1798, retraité le 1" prairial .an n (91 mai 1801), mort à Paris le 8 juin 1808. — • Le registre des ordres du général Rosières pendant la campagne de 1798 se trouve à la bibliothèque des archives du département du .Nord (n" 116 du catalogue). (Cf. sur ce général A. Chuquet, Jmiappe», 24, 90- 99, 908, 201, et La trahison de Dumotiriez, 190.)
'' Jacques, comte de Carie, né à Saint- Emilion (Gironde) le 9 septembre 1794 , page du roi en la grande écurie en 1740, lieutenant en 9* au régiment de Poitouinfanterie le 98 août 1743, lieutenant en 1" le 16 novembre 1743, capitaine le 9 mai 1747, aide-major le 3o novembre 1751, capitaine niix grenadiers de France
CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [li mai 1798.]
^ / Saint-Omer.
1 Al
détaché.
ire.
, BtUhune.
Cualain". Saint-Venant.
1' Amiens.
D'UrreC, I Abbeviile.
provisoire, i Montreuil.
( Hesdin.
An quartier général de Valenciennes, le li mai 1798, l'an 11 de la République.
Le général, chef de l'état-major,