Di^KEBQUE, i6 MAI lygS
CAIINOT ET DtQCESNOV À LEURS COLLÈGUES À LILLE.
Dunker((ue, le i6 mai 1798, l'an 11 de la République.
LES BEPHÉSEXTAXIS DE LA \ATIOX ,
DÉPUTÉS DB LA COAVfi.YT/O.V «ATIOyALE AIX ARHÉES DV NORD ET DES AliDEUSES,
À LEVaS COLLÈGUES À LILLE.
Nous sommes, chers collègues, de la plus extrême surprise de voir que les paquets de l'Angleterre continuent à venir par Ostende à Lille,
'" (l'esl probablement le c.TpiLnine Meut- face du second : A lire. En effet le second
maer, qui commandait le corsaire te Sans- passage seul est mentionne dans le procès
Pareil, armé le at avril 1793. (Cf. liste verbal de la séance de la Convention du
des corsaires de Dunkerque, publiée par 20 mai 1793 (XH, 73). Le procès-verbal
MM. Tcrquem et Jides Finnt dans la De'- porte par erreur qu'il s'aji[it d'une lettre des
fente nationale dan» te \<ird, 11,53.) représentants Carnot cl Lequinio, tandis
'" On lit en face du premier paragraphe qu'il faut lire Dui/ueinoy au lieu de Le-
de elle lettre la mention : Sfcret. et en qiiinin.
252 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [16 mai 1798.]
d'où ils se répandent partout. Ce fait est certain. Nous vous prions de nous dire si c'est vous qui l'avez ordonné, ou le Comité de salut public. Quoi qu'il en soit, nous croyons que c'est une mesure funeste et nous vous prions de faire punir sévèrement le directeur de la poste aux lettres, si c'est de son chef qu'il est contrevenu à notre arrêté qui défend toute communication avec nos ennemis. En tout état de cause, il aurait dû nous en prévenir. Ce ne sont point au reste quelques paquets échappés, car il en est arrivé aujourd'hui seulement quatorze; il en vient chaque jour à peu près autant, et le directeur de le poste à Dunkerque nous a fait voir une lettre de son confrère à Ostende qui lui annonce que la communication est rétablie. Nous sommes portés à croire que les guinées anglaises jouent ici leur rôle.