‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 21 sur 388 · AVEC CARNOT ET LESAGE- SENACLT · texte numérisé non relu

AVEC CARNOT ET LESAGE- SENACLT

[Extrait d'une lettre de Dale, écrite de Calais, le ai mars 1798, à ses collègues. Après avoir dit qu'il est arrivé la veille 28 à 9 heures du matin à Saint- Omer, sans y trouver les représentants , il ajoute : ]

ff Cependant je suis parvenu à découvrir cjue le beau-père du citoyen Carnot'*' les attendait le soir h souper et cette certitude diminua l'impatience que j'avais. A 8 heures , je fus prévenu de leur arrivée et me rendis sur-le-champ chez eux. Je leur communiquai les pièces qui faisaient l'objet de ma mission. Après un court entretien ils me chargèrent d'une réquisition adressée au général Saboureux '''

'" Dans la séance du conseil du disirict d'Hazebrouck, du i4 mars 1798 (reg. du district, fol. 35 v°), on s'occupa des désordres occasionnés par le recrutement. La mimicipalité de Morbecque signala «qu'au moment où l'on allait se rassembler pour lever le quart de la garde nationale en vertu des réquisitions et arrêtés des commissaires de la Convention et de celui du département, il se fit un rassemblement de femmes et filles qui, un moment après, fut augmenté d'une quantité d'hommes armés de gros bâtons, de fléaux et autres instruments rustiques, que la foule se porta sur le cimetière, entoura l'église et prétendit sonner le tocsin; ils se Iransporlèrent chez le curé pour avoir les clefs de l'église qu'il refusa de donner; sur son refus ils le tirèrent hors de sa maison , terrassé, assailli de coups et accablé d'injures; tout cela lut accompagné de cris de Vivent les aristocrates, à bas les patriotes /■•

" Jacques-Antoine-1-éonard Du Pont, ne à Sainl-Omer le 29 novembre 1781, abbé tonsuré le aS mars 17 '19, employé dans les vivres à Strasbourg et à Lille de 1732 à 1737, directeur des établissements

d'Emden et de toute l'Ost-Frise, employé en chef à l'armée pendant toute la guerre de Sept ans, chargé, le 1" mars 1768, du service des vivres de la place de Saint- Omer, marié dans cette ville, le 6 septembre 1763, à Marie-Anne-Françoise- Josèphe Sevault, pourvu, le abjuin 1777, d'un office d'écuyer conseiller secrétaire du Roi en la chancellerie près le conseil provincial d'Artois, seigneur vicomtier de la mairie du Burques en 1779 et de Canteleu et de Moringhen en 1789, délégué en 1789 aux assemblées de la noblesse pour l'élection des députés aux États généraux. — Je dois ces renseignements à l'obligeance de M. le lieutenant Sadi Carnot.

P' Georges - Philippe Saboureux, seigneur de Fontenay, né à Versailles le 1 a février 1 74a , enseigne au régiment d'Aquitaine le 1" juillet 1758, lieutenant le 8 du même mois, chevau-léger en 1767, réformé en décembre 1775. garde national à Paris en juillet 1789, maréchal de camp le 19 septembre 179'.! , commandant à Calais le tî^ février 1 79.'? , suspendu le 1" juin 1798. remis en activité le 3i juillet 1793, employé dans la 18' division militaire le

[a3 MARS 1793.] MISSION DANS LES DKPARTEMENTS DU NORD. 19

qui commande ici, afin de faire partir sur-le-champ pour Bruxelles les quatre bataillons de volontaires et de faire faire le service de la place par la garde nationale de la ville et celles des communes voisines. Aussitôt que j'eus remis au général la réquisition des commissaires, il donna [des ordres] pour le départ des (juatre bataillons et je me rendis au district pour lui remettre une autre réquisition dont les commissaires m'avaient aussi chargé à reffet d'empêcher provisoirement toute espèce de correspondance avec l'Angleterre. »

(Arch. df'p. du Pas-de-Calais, fj, rep. de correspondance reçue par !e département, pièce n° 84ag.)

9. SAINT-OMEH, 23 MARS lygS. ARRÊTÉ DE CARNOT ET LESAGK-SENAULT.

Nous, commissaires do la Convention nationale aux départements du Nord et du Pas-de-Calais, informés des troubles qu'occasionnent les communications qui existent encore entre la France et l'Angleterre enjoignons aux administrateurs du district de Calais d'intercepter surle-champ toute espèce de communication , soit par la voie des smoggiers '" ou de toute autre manière quelconque, le tout provisoirement et jusqu'à ce que la Convention nationale en ait autrement ordonné.

A Saint-Omer. le aS mars i7<j3, l'an ii de la Hépidilique.

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