AV GENERAL RICHARDOT
Voici copie, mon général, de la réponse de notre collègue Stetlenhoffen au conunandant autrichien. J'ignore par quelle voie il l'a fait passer; le trompette dont le lieutenant-colonel RuISn vous parle a été chargé des dépêches particulières des otages.
11 me parait que la cavalerie hollandaise a besoin de s'aguerrir; ses premiers essais ne seront pas bien rcdoulables; nos chasseurs auront beau jeu, j'espère, d'en faire tomber quelques-uns dans leurs lacs.
Soyez persuadé que les municipalités obéiront en tout temps à toutes les réquisitions que vous leur ferez relatives à l'urgence du service. Lorsque vous aurez un conmiissaire des guerres h portée , il est naturel de vous décharger sur lui de tous les embarras qui sont de son ressort.
Vous sentez, autant que moi, la nécessité de retenir tout le monde au camp.
322 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE CARNOT. [4 jiiMjtjS.]
La délicatesse même doit imposer cette ici; ëtant aussi près de l'ennemi, maintes occasions peuvent se jircsentor dn le conibatlre et certes ceux qui se trouvent absents à trois lieues de leur camp ne jieuvent partager la gloire de vaincre.
Je suis ravi de l'ordre qui règne dans votre camp : les vrais républicains doivent plus que toute autre troupe au monde se signaler de toutes les manières.
( Arcli. liât. , AF ii 56 , reg. de corr. du général O'Moran. )