LE GENERAL O'MORAN A CARNOT ET A DUQUESNOY
Le U juin.
AVX REPRKSEXTANTS DE LA NATION CARSOT ET DVQVBSNOÏ.
Citoyens représentants ,
J'ai ci'u devoir donner sans votre approbation une commission de capit^iine adjoint h l'année du Nord au citoyen WoifT. J'ai reçu les meilleurs ténioiffnages par un grand nombre de bons citoyens du zèle, civisme et sacrilices qu'il a faits en faveur de la Révolution. Il a une pension de 900 livres de la République; son état peut être amélioré en le plaçant en activité de service. Il m'assure qu'il est particulièrenifnt connu du citoyen représentant Duhem. 11 me semble, citoyens représentants, qu'en consultant votre collègue, vous auriez par ce moyen une autorité de plus pour approuver ou imprnuver la connnission provisoire que j'ai cru devoir lui accorder. Je n'y allachc d'antre intérêt que de procurer h la République des sujets dignes et capables de la servir'"'.
(Arch. nat., AF 11 56, reg. du générai O'Moran, n" 1.)
'" Lo 17 juin 1793. le général Des Bruslys écrivit an (jéncral O'Moran qu'il ne peut sonmellre au général en cliof la demande qu'il lait ponr le citoyen WollF, les emplois des capitaines a|iparti'nant de droit aui lieutenants des corps et les adjoints ne pouvant être pris que parmi les employés titulaires dans l'armée. Mais, ajoute-l-il, les représentants de la nalion ont le droit de récompenser le» actions d'éclat. wSi le
citoyen que vous proposez a des droits à la reconnaissance de la nalion pour des services rendus à lu République, je me ferai un vrai plaisir de l'aider à les faire connaître des représentants du peuple près l'armée, qui sont très portés à récompenser tout citoyen qui aurait rendu des services à a République. n (Arch. de la guerre, armée du Nord , reg. de corr. du général Des Bruslys.)
326 CORRESPONDANCE GÉNÉRALE DE GARNOT. [/. jun 1798.]
15A. BEBGUES, 4 JOIN 1793. ABRÉTÉ DE CARNOT ET DE DCQDESNOY.
Nous, représentants de la Nation, députés de la Convention nationale aux armées du Nord, considérant que les citoyens composant la jeunesse de Saint -Orner, qui devait fournir au recrutement des 3 G 0,0 0 0 hommes prescrit par la loi du 2/1 février, persuadés que le contingent fixé pour cette ville par les administrateurs du département est plus fort que ne l'exige la loi, ont partagé le contingent, qui est de 983 hommes, en deux parties, l'une de 180 hommes, qu'ils croient devoir fournir, et l'autre de io3 hommes qu'ils croient être en excédent, que cependant l'inscription générale desdits 9 83 hommes est complétée et que les a 8 3 hommes sont prêts à marcher tous , ^'ils en sont requis, déclarons que la conduite qu'ont tenue en cette occasion les citoyens de Saint-Omcr nous paraît mériter l'approhation des représentants du peuple , arrêtons que la commune de Saint-Omer fournira provisoirement 180 hommes effectifs, qu'elle croit devoir former son contingent, et que pour le surplus il sera renvoyé aux admiiiistrateurs du département du Pas-de-Calais avec l'invitation d'examiner de nouveau les bases du calcul qui ont servi à fixer le contingent de la ville de Saint-Omer et de statuer définitivement et le plus promptement possible sur cet objet.
A Bergues, le h juin 1793, l'an 11 de la République.