‹ Correspondance générale, 1792-95. Publiée avec des notes historiques et biographiques (volume 2)Chapitre 340 sur 388 · L. Cabnot · texte numérisé non relu

L. Cabnot

(Orif;. aut., Ai-cli. nat., AFiia33, n" 53.)

'■' Les états de dépense des citoyens Coayllct , Morel et Garnison , approuves par Carnot, sont joints à la lettre. — L'un de ces personnages (jiii furent chargés par les représentants du travail de la revue extraordinaire, Jean- François Coayllet, né à Abbeville le 18 mai 17/18, soldat au régiment de Piémont de 170/1 à 1780, était chef de légion de la garde nationale de Saint-Omer. Il devint adjudant général chef de bataillon le 17 septembre 1793, puis général de brigade le a a du même mois, et fut suspendu par Duquesnoy le 37 pluviôse an u (i5 février 1794)- H écrivit de Paris, le a floréal an m (ai avril 1795), à Aubry, membre du Comité de salut public, une lettre pour exposer ses services et se plaindre des procédés de Carnot à son égard. Voici un passage relatif aux travaux de la revue extraordinaire :

ff Je fus chargé de différentes missions par les corps administratifs et les représentants du peuple près l'armée du Nord, notamment par les citoyens Carnot et Duquesnoy. Cette mission concernait les revues militaires ordonnées par la loi du aa avril 1798. Ce travail long et pénible fut rempli à leur satisfaction et le citoyen Carnot en fut si satisfait qu'il ne sut comment m'en témoigner sa satisfaction. A son retour à Paris, ce fut lui qui me proposa au Pouvoir exécutif pour élre général de brigade.» (Arch. nat., AFii 34a.) — Carnot s'était en effet souvenu des services rendus par Coayllet et avait apostille dans ces termes favorables nue demande d'emploi faite par celui-ci au Comité de salut public en septembre 1 798 : trLe pétitionnaire est un homme sage, zélé et bon patriote. » ( Arch. adm. de la guerre , dossier Coayllet.)

[tSjuiL. 1793.] MISSION DANS LES DÉPARTEMENTS DU NORD. /i09

18 JUILLET 1793. LE GÉISÉBAL O'MORAN À CARINOT.

Le 1 8 juillet.

AV BEPRÉSEKTAXT DE LA ^ATlO^■ CABXOT.

Citoyen représentant ,

J"ai reçu votre lettre ainsi que celle de vos collègues qui y dtait jointe. J'ai apporte à la distribution des lois, bulletins, gazettes, etc., la plus scrupuleuse exactitude et je ne m'en suis rapporté qu'à moi-même pour la re'partilion et l'envoi <pii se sont toujours faits sous mes yeux. J'ignore ce que veut dire !a plainte faite à Sleenvorde; elle ne peut me regarder. Si vous vouliez prier vos collègues à Lille de in'adresseï- direclement leurs paquets, je liendrais note du jour, de l'iieure et de la quantité que je recevrais; j'inscrirais également la distribution que j'en ferais; je pourrais par ce moyen me mettre à l'abri des reproches. Au lieu de cela, citoyen représentant , je suis souvent plusieurs jours sans rien recevoir et, après cou|), je reçois d'énormes paquets, qui contiennent des imprimés, dont la date amionce bien le retard qu'on a mis dans leur envoi.

Je vous doiuierai en oulre les preuves les plus authentiques que je suis reslé huit à dix jours depuis que je suis ici sans rien recevoir du tout. En oulre , les paquets , au lieu de m'étre a<lressés, sont souvent envoyés à Dunkerque et reviennent ici, et c'est encore un retard dans la distribution.

En outre, ne vous serait-il point possible de commettre quelqu'un de confiance qui se chargerait de faire la répartition dans toute l'étendue de ma division. Ce serait le seul moyen de vous convaincre que les envois ne sont pas toujours faits avec exactitude.

Je vous envoie ci-joint la Ictti'c originale de la société des amis de la liberté et de l'égaUté de Rordeaux adressée au commandant de Dunkerque et fpie le citoyen Rourg, commandant temporaire de cette ville, vient de m'envoycr. Il en était fort eiidjarrassé, ainsi (juc le général Richardot. Le seid et uni(jue parti à prendre est de vous l'adresser directement.

(Arcli. nat. , AFii 5U, rcj». dp, rorrcspondancc du génoral O'Moran. )

18 JOILLET 1793. I.K GKMÎnAL O'MORAN À CARNOT.

18 juillet.

AC REPKÉSESTAKT DE LA NATION CARSOT.

Citoyen représentant.

Vous trouverez ci-joint copie de deux ordivs. Celui du général Richardot m'afllige au point que si son départ a heu, je dois vous exposer que je regarde la fionlière compromise. L'état de ma santé ne me permet |)as de veiller sur tous ces points à la fois. \'ous savez que ma responsabilité einbiasse une étendue do douze

hlO CORRESPONDANCE GENERALE DE CARNOT. [ai jlil. 1798.]

lieues de frontière. En accusant la réception des deux ordres, j'annonce que le général Ricliardol est indispose , conune il me l'a mandé hier, par excès de fatigue , ce qui doit nécessairement retarder son départ de quelques jours. Je remets entre vos mains, citoyen représentant, le soin de le conserver, s'il est possible. Vous pouvez croire que le plan de campagne de nos ennemis se bornera à réunir tous leurs efforts pour tâcher de nous prendre quekpics villes frontières pour garantir la Belgique des tentatives, que nous serons bientôt, j'espèi-e, en état d'effectuer.

(Arcli. nat. , AFii 50, p<npier8 du général O'Moran, n° G.)

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